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EspècesNœuds
Lenok
Photo : Piscary

Lenok

Brachymystax lenok · Salmonidae

  • Eau douce
  • Salmonidés
  • Moyen
  • Taille

    55–70 cm

  • Poids

    2,0–8,0 kg

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Le Lenok est un salmonidé asiatique au corps trapu, couvert de petites taches sombres, avec une bouche inférieure adaptée à la capture d'invertébrés benthiques.

Calendrier

Signalée dans 2 pays

Mongolie · Russie

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

La reproduction

Un seul élément de sa reproduction est décrit, et c’est sa livrée. Le corps prend une teinte rouge sombre, tandis que la dorsale et les pectorales passent par toute une gamme de couleurs. Le reste — la date, le substrat, la profondeur, le nombre d’œufs — n’est pas publié.

Cette parure a une conséquence logique. Un signal visuel de cette intensité ne sert à quelque chose que dans une eau où il se voit : la reproduction se joue donc en eau claire, ce qui est cohérent avec les rivières froides de montagne qu’il occupe.

Elle a aussi une conséquence pratique immédiate. Un poisson pris dans cette robe est un reproducteur en pleine activité, identifiable sans hésitation et sans examen, ce qui laisse peu d’excuses à qui décide de le conserver.

L’eau qu’il lui faut

Il ne descend jamais en mer. Le trait mérite d’être souligné parce que la plupart des salmonidés de ces bassins alternent au moins par une partie de leur population : celui-ci accomplit tout son cycle dans la rivière, et rien dans son cycle ne dépend de l’estuaire.

Il occupe deux refuges saisonniers, aux deux extrémités de l’année. L’été, il cherche les eaux profondes et froides, celles que le réchauffement de surface n’atteint pas. À la fin de l’automne et pendant tout l’hiver, il se tient sous la glace.

Le second point est celui qui intéresse le pêcheur. Un poisson présent et localisable sous la glace reste accessible pendant la moitié de l’année où beaucoup d’espèces cessent de compter — à condition d’accepter que le poste d’août et celui de janvier n’ont aucun rapport.

Zones

  • Rapides rocheux
  • Fosses en pied de chute
  • Zones de riffle en altitude
  • Confluences de torrents

Techniques

  • Nymphe au fil
  • Mouche sèche
  • Petite cuiller tournante
  • Streamer léger

Appâts

  • Nymphes artificielles
  • Mouches sèches locales
  • Vers de terre
  • Petites cuillers

Ce qu’il mange

Le régime superpose trois registres qui ne demandent pas les mêmes gestes. Les insectes, larves et adultes, avec les amphipodes — les gammares du fond — constituent l’ordinaire. Viennent ensuite les petits poissons. Puis, à part, les grenouilles et les souris.

Le quatrième élément est le plus exploitable : il mange les œufs des saumons. Un poisson qui consomme du frai suit les migrateurs qui fraient, se poste à l’aval de leurs frayères et s’y nourrit de ce que le courant emporte.

Cela fait de son calendrier alimentaire le décalque de celui des autres espèces du bassin. Quand les saumons montent, il est derrière eux.

Comment le pêcher

Trois registres de leurres correspondent aux trois parts du régime, et le choix se fait sur la saison plutôt que sur l’humeur. Nymphes et imitations d’émergents pendant les périodes d’activité des insectes ; imitations d’œufs à l’aval des frayères occupées ; grosses imitations de surface pour un poisson qui prend des souris et des grenouilles.

La recherche se fait en profondeur l’été, ce qui est contre-intuitif dans une rivière de montagne où l’on prospecte d’ordinaire les courants. C’est la température qui commande : il faut trouver l’eau froide, et en août elle est en bas.

L’hiver déplace tout sous la glace, où il figure parmi les rares poissons de rivière encore actifs et régulièrement pris.

La taille courante rapportée est de cinquante-cinq centimètres, mais elle est atteinte lentement : la croissance est explicitement décrite comme lente. Un beau sujet a donc de l’âge, et le matériel n’a pas besoin d’être lourd pour un poisson qui pèse quelques kilos.

Conservation

Croissance lente et pêche commerciale sont les deux données du dossier, et leur combinaison est le seul point qui mérite attention. Un stock qui met des années à produire un poisson de taille marchande ne se reconstitue pas au rythme où on le prélève.

Le déséquilibre ne se voit pas dans les prises immédiates mais dans leur composition. Une rivière exploitée continue de rendre des lenoks longtemps après avoir cessé d’en rendre des grands, parce que les classes d’âge anciennes disparaissent les premières et qu’elles sont les plus lentes à revenir.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Lenok vient du russe ленок, et le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien l’emploient sans rien y changer — ce qui arrive surtout aux poissons qu’aucune tradition halieutique européenne n’a eu à nommer.

Brachymystax signifie « courte moustache », de brachys, court, et mystax, la lèvre supérieure ou la moustache. Le nom décrit le museau court, qui est le caractère le plus visible du genre.

Le genre a été scindé tardivement, et plusieurs lenoks régionaux en sont sortis, dont celui du Tumen. Les publications anciennes appliquent donc ce nom-ci à des populations qui portent aujourd’hui d’autres noms.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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