Avant-première AndroidTeste Piscary avant tout le monde — laisse l’adresse Gmail de ton compte Google Play.

Uniquement pour t’ajouter au test, puis supprimée. Confidentialité

EspècesNœuds
Truite de mer
Photo : Piscary

Truite de mer

Salmo trutta trutta · Salmonidae

  • Mer
  • Salmonidés
  • Difficile
  • Taille

    72–100 cm

  • Poids

    3,7–20 kg

  • Longévité

    38 ans

  • Temp. eau

    18–24 °C

  • Profondeur

    0–28 m

Où le pêcher

  • Estuaire

Icônes des milieux : Flaticon

Forme migratrice de la truite fario - Retourne en rivière pour se reproduire

Calendrier

Signalée dans 2 pays

Belgique · Pays-Bas

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’aire marine de la truite de mer est minuscule au regard de celle du saumon. Elle se nourrit près des côtes, rarement loin de l’embouchure du cours d’eau où elle est née. Là où le saumon traverse l’Atlantique nord pour grossir, elle reste à portée de son bassin.

Cette fidélité géographique a deux conséquences. Elle rend l’espèce accessible depuis le bord toute l’année là où elle est présente. Et elle cloisonne les populations : un poisson qui ne s’éloigne pas de son estuaire ne va pas se reproduire dans le fleuve voisin.

Le reste suit l’aire de l’espèce. La forme se rencontre partout où un cours d’eau à truites débouche directement en mer ou en eau saumâtre, ce qui exclut les bassins qui n’atteignent la côte qu’après un long parcours de plaine.

Le reconnaître

L’argenture est un état, pas un caractère. Descendue en mer, la truite perd son fond gris-bleu et le cerne clair de ses points pour un flanc uniformément brillant ; remontée en rivière, elle retrouve sa robe tachetée en quelques semaines. Le même poisson se décrit de deux façons selon le mois où on le prend.

La comparaison utile n’est donc pas avec la fario, mais avec le saumon, qu’elle croise dans les mêmes estuaires et dont elle a la taille. Deux caractères survivent à l’argenture : les taches descendent sous la ligne latérale, et le manche du vomer porte des dents nombreuses et fortes sur toute sa longueur. Le pédoncule caudal, épais et arrondi, ne se prend pas à la main comme celui du saumon.

Rien d’autre ne la sépare de la fario. Comptages, denture, proportions : tout est identique, et il s’agit bien de la même espèce. Migrer est un comportement, adopté ou non par des poissons sortis de la même ponte.

La reproduction

Elle revient pondre en rivière, seul moment de sa vie adulte où elle quitte l’eau salée. La fraie elle-même n’a rien de particulier : courant vif, gravier, œufs recouverts par la femelle qui remet en mouvement le sable fin.

Ce qui est propre à la forme migratrice, c’est la capacité à recommencer. Elle fraie plusieurs fois au cours de sa vie et retourne en mer entre deux reproductions, au lieu de tout jouer sur une montaison.

Le calendrier explique les écarts de taille au sein d’une même montée. Un à cinq ans en eau douce avant de dévaler, six mois à cinq ans en mer ensuite : ces deux fourchettes, très larges, produisent dans la même rivière des poissons de gabarits sans commune mesure, issus de générations voisines.

L’eau qu’il lui faut

Trois milieux, dans un ordre imposé : la rivière pour naître et grandir, l’estuaire pour la transition, la frange côtière pour grossir. Aucun ne se remplace. Une truite de mer est un poisson de rivière qui utilise la mer comme garde-manger, et l’estuaire est le passage obligé dans les deux sens.

Elle se tient peu profond. L’essentiel de son alimentation se joue dans les tout premiers mètres d’eau, ce qui la met à portée d’un lancer depuis la plage ou depuis les bordures d’estuaire.

L’eau saumâtre ne la gêne pas. Elle entre et sort de la zone de mélange sans que ce va-et-vient constitue une migration.

Zones

  • Estuaires
  • embouchures
  • cours aval lors remontée

Techniques

  • Leurres
  • Mouches
  • Vers

Appâts

  • Cuiller
  • Poisson-nageur
  • Streamers

Ce qu’il mange

Deux régimes séparés par une descente. En rivière, les jeunes et les résidents vivent d’insectes aquatiques et terrestres. En mer, le menu passe aux mollusques, aux crustacés et aux petits poissons.

C’est toute la contrepartie du risque pris : la mer nourrit mieux que le ruisseau, et une truite qui descend grossit sans commune mesure avec celle qui reste. Elle se nourrit à la fois en pleine eau et le long des fonds côtiers, sans se spécialiser.

Comment le pêcher

Le poste, ici, c’est l’embouchure. Puisqu’elle ne s’éloigne guère de l’estuaire de sa rivière natale, la prospection tient sur une bande étroite : plages et petits fonds voisins, bordures d’estuaire, premiers kilomètres de la partie saumâtre. Chercher ailleurs revient à chercher un poisson qui n’y est pas.

L’espèce est décrite comme essentiellement diurne, y compris dans sa phase marine. Les heures claires ne sont donc pas à écarter, contrairement à ce que l’habitude côtière suggère.

Le régime marin dicte le leurre. Elle vit alors de petits poissons, de crustacés et de mollusques : les imitations effilées de poissons fourrage et de crevettes correspondent à ce qu’elle mange, quand les mêmes poissons pris en eau douce demanderaient des imitations d’insectes.

Conservation

La truite de mer cumule les points de passage. L’estuaire, la partie basse du cours d’eau, chaque seuil, puis les frayères d’amont : chacun peut être bloqué, et un seul suffit à interrompre le cycle.

La perte est difficile à voir. Une population anadrome disparaît en laissant derrière elle des fario dans les têtes de bassin, et la rivière paraît encore peuplée. Ce qu’elle a perdu, c’est la fraction qui allait chercher sa croissance ailleurs et rapportait de la biomasse dans le bassin.

L’estuaire pèse enfin autant que la frayère. C’est la partie la plus aménagée des bassins côtiers, et la seule que tous les individus doivent franchir deux fois.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Truite de mer en français, sea trout en anglais, Meerforelle en allemand ; l’espagnol dit reo, mot qui ne s’applique qu’à cette forme. Les îles Britanniques ont gardé des noms locaux — sewin au pays de Galles, finnock pour les jeunes en Écosse — signe d’une pêche ancienne et régionale, exercée sur un poisson qu’on ne rattachait pas encore à la truite des ruisseaux.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

Espèces proches