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EspècesNœuds
Buffalo à grande bouche
Photo : Piscary

Buffalo à grande bouche

Ictiobus cyprinellus · Catostomidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Difficile
  • Taille

    55–123 cm

  • Poids

    2,1–32 kg

  • Longévité

    26 ans

  • Temp. eau

    16–30 °C

Où le pêcher

  • Lac
  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Grand poisson-ventouse nord-américain au corps massif et à la bouche oblique tournée vers l'avant, l'un des poissons d'eau douce les plus longévifs au monde.

Calendrier

Signalée dans 2 pays

Canada · États-Unis

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

Baie d’Hudson par les bassins de la Nelson et de la rivière Rouge, Grands Lacs et bassin du Mississippi, de l’Ontario à la Saskatchewan au Canada et au Montana, puis vers le sud jusqu’à la Louisiane.

L’amplitude thermique acceptée, seize à trente degrés, rend compte de cette extension du sud canadien jusqu’au delta. C’est une tolérance large, et elle tient lieu d’explication à la forme de l’aire.

Le reconnaître

La bouche est oblique et tournée vers l’avant. Le détail paraît mineur ; il est déterminant. Les catostomidés portent d’ordinaire une bouche infère en ventouse, faite pour aspirer le fond — celle-ci regarde devant elle, et le régime de l’espèce dit pourquoi.

Le corps est massif. La ressemblance de silhouette avec une carpe lui a valu son épithète, cyprinellus, « petite carpe », alors qu’il appartient à une tout autre famille.

La reproduction

La fraie quitte l’eau calme. Elle se déroule dans des cours d’eau et des étangs à courant rapide, sur sable et gravier, ou dans les zones herbeuses.

Une femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles : la fraie est collective, et la paternité d’une ponte s’en trouve partagée.

L’eau qu’il lui faut

Chenaux principaux, fosses et bras morts des rivières petites à grandes, lacs et retenues, sur fond de vase.

Un chiffre commande la recherche : il préfère les eaux de moins de cinq mètres. Un poisson de ce gabarit qu’on irait chercher au plus profond d’une retenue serait cherché au mauvais endroit.

Zones

  • Bassin du Mississippi
  • Grands Lacs
  • Bassin de la rivière Rouge du Nord
  • Réservoirs des Grandes Plaines

Techniques

  • Pêche au flotteur fin
  • Pêche à fond (ledgering)
  • Pêche à l'anglaise
  • Arc et flèche (bowfishing, où autorisé)

Appâts

  • Boulettes de pâte
  • Maïs doux
  • Vers de terre
  • Amorce à base de céréales
  • Pellets de pêche

Ce qu’il mange

Des cladocères et des copépodes cyclopoïdes, complétés de larves de chironomes. Autrement dit, le poisson vit de puces d’eau.

Il faut mesurer ce que cela suppose. Un animal qui dépasse le mètre se nourrit de proies d’un millimètre, prises en pleine eau, par milliers. La bouche orientée vers l’avant prend alors tout son sens : elle ne fouille pas le sédiment, elle avale une colonne d’eau chargée.

Comment le pêcher

Le régime explique à lui seul la difficulté. Aucun appât monté sur un hameçon ne ressemble à un copépode, et l’imitation est hors de portée. Les prises se font donc à côté de son alimentation naturelle — pâte, graine, amorce céréalière — présentées finement, sur un bas de ligne que le poisson ne repère pas.

La taille courante tourne autour de trente-cinq centimètres, très loin de ce que l’espèce atteint. L’écart entre le poisson ordinaire et le gros sujet est considérable, et il tient à l’âge bien plus qu’au lieu.

L’arc est employé sur cette espèce en Amérique du Nord. Le procédé supprime la difficulté du ferrage en supprimant le ferrage, mais il ne laisse aucune option de remise à l’eau.

Conservation

C’est la longévité qui commande tout. Les âges publiés varient selon les sources : la fiche de référence en rapporte vingt-six, et la réputation de l’espèce repose sur des estimations bien supérieures.

Un poisson qui vit des décennies, et dont la taille ordinaire vaut le tiers de ce qu’il peut atteindre, construit ses grands individus sur un temps très long. La cohorte qui fournit les gros sujets d’un plan d’eau peut avoir été recrutée avant que quiconque n’y pêche.

Le mode de capture s’ajoute à cela. Une pêche à l’arc prélève sans tri et sans retour possible, sur une population dont les vieux individus sont précisément la fraction la plus lente à se refaire.

L’espèce est par ailleurs élevée commercialement, et la pêcherie qui la vise reste modeste.

Réglementation

Espèce dont les populations vieillissantes sont fragiles ; bowfishing parfois restreint et règles variables selon les États. Selon réglementation locale.

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Six langues nomment la bouche : buffalo à grande bouche, bigmouth buffalo, búfalo bocagrande, Großmaul-Büffelfisch, bufalo dalla bocca grande, búfalo-de-boca-grande. C’est le caractère que tout le monde a vu en premier, et c’est aussi celui qui explique le régime.

Le mot « buffalo » est repris tel quel de l’anglais américain ; le français n’a pas forgé d’autre nom. L’épithète savante, elle, dit « petite carpe » — une comparaison de silhouette et non de parenté, l’espèce relevant des catostomidés.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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