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EspècesNœuds
Perche du Balkhach
Photo : Piscary

Perche du Balkhach

Perca schrenkii · Percidae

  • Eau douce
  • Carnassiers
  • Moyen
  • Taille

    50 cm

  • Poids

    1,5 kg

Où le pêcher

  • Estuaire
  • Lac
  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

La perche du Balkhach est un percidé d'eau douce endémique du bassin fermé Balkhach-Ili, au Kazakhstan, reconnaissable à son corps ovale comprimé latéralement, ses flancs jaunâtres striés de bandes sombres verticales et ses nageoires dorsales épineuses bien développées.

Calendrier

Signalée dans 1 pays

Kazakhstan

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

Un bassin, et il n’a pas de sortie. Cette perche appartient au système du Balkhach, au Kazakhstan : le lac, les rivières qui y descendent des montagnes, et le delta où arrive la plus grosse d’entre elles, l’Ili. Rien de ce qui entre là n’en ressort vers une mer.

Cette fermeture importe davantage que la taille de l’aire. Une cuvette close n’échange pas : ce qui y vit ne peut ni s’étendre au-delà ni être reconstitué du dehors par une voie naturelle. Ce que montre la carte n’est donc pas une répartition au sens ordinaire, c’est l’espèce entière, dans un seul plan d’eau, sans population de réserve nulle part.

L’apport décide du reste. L’Ili naît de l’autre côté de la frontière chinoise, ce qui place le bilan hydrique du seul bassin qu’occupe ce poisson entre les mains de décisions prises en amont du pays qui l’abrite.

L’eau qu’il lui faut

Lac, rivière, delta — et c’est le delta qui mérite un mot, sur un poisson qui n’a jamais vu la mer. Le Balkhach se sale d’ouest en est : la moitié occidentale reçoit l’apport du grand fleuve et reste douce, la moitié orientale, plus refermée et plus évaporante, l’est beaucoup moins. L’arrivée d’un fleuve dans une eau salée, sans marée et sans océan au bout, produit un gradient d’estuaire à l’intérieur des terres. C’est ce que désigne l’estuaire porté parmi les milieux de l’espèce.

Au-delà, le dossier biologique est presque vide. Pas de profondeur publiée, pas de fourchette thermique, pas de régime propre à l’espèce, pas de description de ponte. Ce qui existe tient en trois choses : un nom, un lac, une pêcherie.

Zones

  • Herbiers immergés
  • Rives végétalisées
  • Eaux peu profondes
  • Estuaires lacustres

Techniques

  • Petits leurres souples
  • Pêche au vif
  • Jig léger
  • Pêche à l'anglaise

Appâts

  • Vers de terre
  • Petits poissons vifs
  • Vers de vase
  • Petits jigs

Comment le pêcher

La notice enregistre une pêcherie commerciale et rien d’autre. Ses deux congénères du catalogue, la perche commune et la perche jaune, portent l’une et l’autre la mention de poisson de sport ; celle-ci ne la porte pas, et il n’existe aucune littérature de pêche à son sujet.

Tout ce qu’on peut dire de sa capture est donc transposé du genre plutôt qu’observé sur elle : un percidé grégaire travaillant les bordures végétalisées et les faibles profondeurs répond aux petits leurres souples, au vif et aux jigs légers. Mieux vaut annoncer la transposition que la laisser passer pour une description.

Une chose découle de la géographie, et non de la famille : il n’y a qu’un stock. Ailleurs, l’effort concentré sur une portion d’aire se dilue dans le reste de l’aire. Ici, il n’y a pas de reste.

Conservation

Tout passe par l’apport. Le niveau d’une cuvette fermée est la différence entre ce que ses rivières livrent et ce que sa surface évapore. L’eau prélevée sur les affluents ne rogne donc pas le milieu par les bords : elle abaisse le lac entier et concentre ce qui y reste. Un poisson installé à l’extrémité douce d’un gradient de salinité perd sur les deux tableaux à la fois.

Il n’existe aucun recours. Aucune population voisine ne peut recoloniser une cuvette fermée, si bien qu’une pêcherie exercée sur ce lac est exercée sur l’espèce, et qu’une mauvaise décennie ne se rattrape par aucun apport extérieur.

La troisième pression est qu’on ignore ce que les deux premières ont produit. La référence de fond enregistrée pour l’espèce est un inventaire des eaux douces de l’URSS dont la version russe date de 1949, traduit plus tard et jamais remplacé. Un poisson d’un seul bassin, décrit une fois il y a soixante-quinze ans, dans un système soumis à cette pression hydrologique, est un poisson dont l’état est inconnu — ce qui n’est pas la même chose que rassurant. Sa dernière évaluation date de mars 2020.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Perche du Balkhach est le nom à employer, et les six versions retenues nomment toutes le lac. C’est cohérent : une espèce qui n’existe que dans un plan d’eau se nomme raisonnablement d’après lui.

Le nom de perche de Chine circule et ne convient pas. Ces deux mots désignent, dans toute la littérature d’aquaculture, Siniperca chuatsi, un poisson d’eau douce asiatique d’une autre famille — la collision est complète. Elle est d’autant plus fâcheuse que l’espèce dont il est question ici est kazakhe : c’est son fleuve nourricier qui prend sa source en Chine, pas elle.

L’épithète honore un naturaliste du XIXe siècle et ne dit rien de l’animal. Le nom du lac, lui, s’écrit Balkhach en français, Balkhash ou Balqash selon la translittération — ce qui compte pour qui cherche des publications à son sujet.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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