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EspècesNœuds
Barbeau du Péloponnèse
Photo : Piscary

Barbeau du Péloponnèse

Barbus peloponnesius · Cyprinidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Difficile
  • Taille

    19 cm

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Le barbeau du Péloponnèse est un cyprin benthique endémique des cours d'eau de la péninsule du Péloponnèse en Grèce, caractérisé par ses quatre barbillons et son corps allongé aux écailles dorées légèrement tachetées. Il affectionne les eaux claires et bien oxygénées à fond rocailleux ou graveleux des rivières méditerranéennes.

Calendrier

Signalée dans 1 pays

Grèce

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’aire indigène court sur tout l’ouest de la Grèce, du Kalamas au Pamissos — donc de l’Épire à la Messénie, et non du seul Péloponnèse. La péninsule qui porte son nom en occupe l’extrémité sud.

Une seconde population vit à l’autre bout de l’Adriatique, dans l’Isonzo, au nord-est de l’Italie, où elle a été introduite et s’est établie. La rivière abritait déjà un barbeau, d’une autre espèce ; l’endémique grec y est désormais l’étranger installé.

Le reconnaître

Sa dorsale n’a pas d’armature du tout. Le rayon simple qui l’ouvre n’est pas plus fort que les rayons ramifiés qui suivent, et il est lisse en arrière : rien ne dépasse, rien ne raidit la nageoire. Chez un genre dont plusieurs représentants portent une véritable scie, l’absence est déjà un caractère.

La robe pose un problème inverse. De petits points noirs couvrent normalement la tête et le corps, souvent doublés de vagues raies sombres ou d’alignements de points suivant les rangées d’écailles — mais certaines populations du Péloponnèse même sont unies. Le signe distinctif s’efface donc précisément dans la région qui a donné son nom à l’espèce.

Restent les comptages, qui tiennent partout : 47 à 53 écailles latérales et deux ou trois sur la caudale, sept à neuf rayons mous à la dorsale, et surtout cinq à sept rangées seulement entre la ligne latérale et la base des ventrales. C’est le compte le plus bas des barbeaux balkaniques, et il suffit à séparer l’espèce de ses voisines quand la robe se dérobe. La lèvre inférieure porte un coussinet médian renflé.

La reproduction

La femelle creuse elle-même, et l’outil est nommé : elle ouvre des cuvettes dans le fond avec son anale, puis y libère ses œufs. La ponte est fractionnée, répartie en émissions successives plutôt que déposée en une fois.

L’activité culmine le soir, au coucher du soleil, mâles et femelles battant l’eau ensemble. Ce pic crépusculaire est le seul rythme quotidien documenté chez l’espèce, et il vaut d’être connu de qui longe une rivière grecque au printemps : le remous qui s’entend à la tombée du jour sur un bas-fond de galets n’est pas une chasse.

L’eau qu’il lui faut

Il accepte deux mondes qui vont rarement ensemble. D’un côté les lacs et les eaux de plaine basse, à courant faible ou nul ; de l’autre les parties inférieures et supérieures des cours d’eau à fond de pierre, dans le courant.

Cette amplitude est probablement ce qui le maintient commun sur une aire aussi étroite. Un poisson qui ne tient qu’un type de milieu disparaît avec lui ; celui-là a deux refuges, et les étés grecs n’assèchent pas les deux en même temps.

Zones

  • Radiers graveleux
  • Bordures herbues
  • Zones à courant modéré

Techniques

  • Pêche à l'anglaise
  • Feeder léger
  • Pêche au toc

Appâts

  • Asticots
  • Vers de vase
  • Pâte de céréales
  • Petites nymphes

Ce qu’il mange

Son régime se limite aux invertébrés aquatiques, sans part végétale documentée. Asticots, vers de vase et petites nymphes couvrent donc l’essentiel de ce que ce barbeau accepte au fond, et une pâte de céréales fait le reste par sa seule taille.

Comment le pêcher

Le soir est l’heure la plus lisible de son calendrier. C’est le seul moment où l’espèce se signale d’elle-même, et un poste repéré au crépuscule du printemps reste valable le reste de l’année.

L’anglaise, un feeder léger et le toc couvrent les deux milieux qu’il occupe : ligne flottante conduite dans le courant sur les radiers graveleux, montage posé dans les zones lentes et les bordures herbues. Rien ne demande de puissance.

Une pêche commerciale existe en Grèce sur cette espèce. Un cyprinidé de moins de vingt centimètres exploité commercialement dit moins sur le poisson que sur l’échelle des pêches intérieures méditerranéennes, où le tonnage se fait avec de petites pièces.

Conservation

Le prélèvement d’eau est la seule pression documentée, et elle ne frappe qu’une moitié de sa vie. Les stations de courant sur fond de pierre sont les premières à disparaître quand un cours d’eau est capté : le débit tombe, les pierres s’ensablent, la veine cesse.

Les populations lacustres et de plaine ne compensent pas, parce que ce sont d’autres eaux et non d’autres saisons. Une espèce à deux habitats perd le premier sans que le second grandisse.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Le nom scientifique désigne le Péloponnèse, et les six langues du catalogue l’ont recopié : barbeau du Péloponnèse, Peloponnese barbel, barbo del Peloponeso, Peloponnes-Barbe. Une seule presqu’île nommée pour une aire qui couvre toute la Grèce occidentale.

L’erreur est ordinaire en nomenclature : le nom fige la localité du premier spécimen décrit, pas la répartition découverte ensuite. Elle mérite d’être signalée ici parce qu’elle induit en erreur dans le sens le plus gênant — elle fait chercher le poisson trop au sud.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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