
Crapet à oreilles rouges
Lepomis microlophus · Centrarchidae
- Eau douce
- Carnassiers
- Moyen
- Taille
19–43 cm
- Poids
0,1–0,2 kg
- Longévité
7 ans
Où le pêcher
- Lac
- Étang
- Rivière
Icônes des milieux : Flaticon
Présent dans les étangs, marais et lacs, ainsi que dans les mouilles végétalisées à fond de vase ou de sable des rivières petites à moyennes. Fréquente aussi les eaux chaudes, claires et calmes riches en végétation et en embâcles.
Calendrier
Signalée dans 1 pays
Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.
Son aire de répartition
L’espèce occupe l’Amérique du Nord, de la Savannah en Caroline du Sud à la Nueces au Texas, et remonte le bassin du Mississippi jusqu’au sud de l’Indiana et de l’Illinois.
C’est une aire nettement méridionale, plus resserrée que celle de la perche-soleil ou du crapet arlequin, et elle correspond à des eaux chaudes.
L’eau qu’il lui faut
Il fréquente les mares, les marais, les lacs et les fosses végétalisées des rivières petites à moyennes, généralement sur fond de vase ou de sable. On le trouve aussi dans les eaux chaudes, claires et calmes, riches en végétation et en bois immergé.
Le fond meuble est la constante. C’est là que vivent les mollusques dont il dépend, et c’est ce qui le sépare des crapets qui tiennent l’herbier en pleine eau.
La ponte suit le même terrain : mares, lacs ou ruisseaux peu profonds, avec formation de couples distincts. C’est tout ce que la documentation en retient, et il vaut mieux le savoir avant de transposer les descriptions détaillées disponibles pour ses congénères.
Zones
- Hauts-fonds à fond dur
- Bordures végétalisées
- Anses sablonneuses de lacs
- Zones peu profondes de rivière
Techniques
- Pêche au bouchon fond avec appât naturel
- Pêche à l'ultra-léger
- Pêche à la nymphe
- Petits leurres souples
Appâts
- Escargots d'eau douce
- Vers de terre
- Larves de moule zébrée
- Petites écrevisses
Ce qu’il mange
Ce crapet a une préférence marquée pour les mollusques, et c’est le fait qui l’explique tout entier.
Cette spécialisation lui a valu d’être étudié comme agent de contrôle biologique : il consomme les escargots d’eau douce qui servent d’hôte intermédiaire à la bilharziose, et son introduction a été envisagée à ce titre dans plusieurs pays.
Un poisson qui vit de coquilles a besoin de les broyer. Ses dents pharyngiennes sont donc massives et aplaties, à l’opposé de celles de ses congénères mangeurs d’insectes — c’est un caractère de dissection, mais il commande le choix des appâts.
Comment le pêcher
Le régime dicte l’appât. Un poisson spécialisé dans les coquillages répond à ce qui les imite ou les remplace — vers, larves, morceaux de mollusque — bien mieux qu’à une imitation d’insecte de surface, qui fonctionne pourtant sur ses congénères.
Il se cherche sur les fonds de vase et de sable végétalisés, en eau chaude et calme, et non dans les herbiers de pleine eau.
La taille courante est de dix-neuf centimètres, et c’est elle qui commande le matériel : ce qu’on prend au bord est un poisson de main, quelles que soient les longueurs record que rapporte la littérature.
L’âge maximal rapporté est de sept ans.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Crapet à oreilles rouges en français, redear sunfish en anglais, et shellcracker dans l’usage des pêcheurs américains — un surnom qui dit exactement ce que fait le poisson, et qui est plus informatif que son nom officiel.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org