Avant-première AndroidTeste Piscary avant tout le monde — laisse l’adresse Gmail de ton compte Google Play.

Uniquement pour t’ajouter au test, puis supprimée. Confidentialité

EspècesNœuds
Black-bass des rapides
Photo : Piscary

Black-bass des rapides

Micropterus cataractae · Centrarchidae

  • Eau douce
  • Carnassiers
  • Difficile
  • Taille

    61 cm

  • Poids

    4,0 kg

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Le black-bass des rapides est un centrarchidé robuste au corps allongé, adapté aux courants forts, avec une livrée olive foncée et des flancs marqués de bandes latérales.

Calendrier

Signalée dans 1 pays

États-Unis

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

L’eau qu’il lui faut

Le poste est une dalle. Dans les rivières du sud-est des États-Unis, le socle rocheux affleure par endroits sur toute la largeur du lit : l’eau s’y étale, s’y brise et s’y accélère sur quelques dizaines de centimètres de tirant d’eau. C’est là que se tient cette espèce, sur un fond rocheux ou graveleux balayé par un courant fort, et à peu près nulle part ailleurs.

Trois conditions doivent se rencontrer au même point. De la roche à hauteur de surface, assez de pente dans le profil du lit pour que le courant se brise, et une rivière assez large pour s’étaler dessus. Elles ne se rencontrent pas en continu. Une rivière ne fournit pas un linéaire de rapides, elle fournit une succession de sites séparés par des kilomètres d’eau lente sans usage pour le poisson.

L’aire d’une telle espèce ne se mesure donc pas en kilomètres de cours d’eau, elle se compte en sites. Et le bief calme qui sépare deux dalles n’est pas un habitat de repli : c’est une coupure. La disparition d’un seul site retire une population entière, sans que rien ne la remplace depuis l’amont.

Zones

  • Rapides et seuils rocheux
  • Aval des chutes et cascades
  • Berges de gravier en courant
  • Confluences de rivières

Techniques

  • Leurres souples en courant
  • Crankbaits durs
  • Pêche à la mouche (streamer)
  • Topwater en bord de rapide

Appâts

  • Leurres souples (créatures, écrevisses)
  • Cuillers tournantes
  • Écrevisses vivantes
  • Vers

Comment le pêcher

Pêcher dans le courant, sur la roche, à courte distance. Un poisson posté en eau rapide ne nage pas dedans : il se cale derrière un obstacle et laisse la veine lui amener sa nourriture. Le lancer vise donc la bordure du courant et non son milieu, et le leurre doit travailler dès qu’il touche l’eau. Les techniques retenues pour l’espèce — souples menés dans la veine, crankbaits, streamer, surface en bord de rapide — disent toutes la même chose.

L’accès commande le reste. Une dalle ne se remonte pas au moteur et ne se passe à gué qu’à basse eau. C’est le niveau de la rivière qui décide, un jour donné, si le poste se pêche en descente à l’embarcation légère ou à pied entre les blocs, et la difficulté attachée à cette pêche vient de cette contrainte-là, pas du poisson.

Le calendrier ouvre en mars avec la fraie et se referme en octobre. Sur une rivière où l’eau utile se réduit à quelques emplacements, la saison ne disperse pas l’effort, elle le concentre : ceux qui cherchent l’espèce au printemps cherchent aux mêmes endroits, qui sont aussi les seuls dont elle dispose.

La notice range l’espèce parmi les poissons de sport, et sa pêcherie parmi celles d’un intérêt seulement potentiel. La formule la place du côté de la ligne et non du filet.

Conservation · Quasi menacée (UICN) — Cette espèce est en déclin. Relâche vite tes prises et manipule-les avec soin — mains mouillées, le moins de temps possible hors de l'eau.

Conservation

Le mécanisme n’a pas besoin de la pêche pour agir. Un verrou rocheux avec de la pente est le site le moins cher qu’un ingénieur puisse trouver pour asseoir un barrage : le milieu de l’espèce et l’emplacement de retenue sont le même objet géologique. En amont du mur, la dalle passe sous une eau dormante. En aval, le débit devient ce qu’on en lâche. Dans les deux cas la nappe brisée cesse d’exister, et rien n’a été fait au poisson lui-même.

S’y ajoute ce qui se passe entre les ouvrages. Des lâchers réglés sur la production électrique plutôt que sur la rivière, et les particules fines venues du bassin versant qui comblent les interstices entre les pierres. Un fond dur est justement le milieu qui n’absorbe pas le colmatage — il n’a pas d’autre structure que ses vides.

Le dossier documentaire dit à quoi cette espèce a servi jusqu’ici. La référence principale enregistrée pour elle n’est pas une étude de biologie mais une revue continentale des poissons d’eau douce et diadromes nord-américains en péril, publiée en 2008 ; son évaluation date d’avril 2012. Rien n’est publié sur sa ponte, sur ses proies ni sur son âge. Ce qu’on a écrit de ce poisson est un pronostic.

Un rapide ne se déplace pas, ne se recrée pas et ne se compense pas ailleurs. C’est un accident du lit, pas un aménagement.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

L’épithète cataractae désigne la chute d’eau. Le nom français, black-bass des rapides, dit la même chose, et l’espagnol, l’italien et le portugais du Brésil ont procédé pareillement — de los rápidos, delle rapide, das corredeiras ; l’allemand, lui, nomme le courant vif plutôt que la chute.

L’anglais fait exception et nomme l’autre moitié du lieu. Shoal bass vient du mot qui désigne, dans un lit de rivière, l’affleurement rocheux lui-même. Le même mot signifie par ailleurs un banc de poissons et un haut-fond de navigation, et c’est ce premier sens qui piège le lecteur francophone : le nom anglais parle de la roche, pas d’un rassemblement de poissons.

Les deux familles de noms désignent donc un seul endroit pris par deux bouts — la pierre qui provoque la rupture, et la rupture elle-même.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

Espèces proches