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EspècesNœuds
Poisson-chat diable noir
Photo : Piscary

Poisson-chat diable noir

Hemibagrus wyckii · Bagridae

  • Eau douce
  • Silures & poissons-chats
  • Moyen
  • Taille

    90 cm

  • Temp. eau

    22–25 °C

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Le poisson-chat diable noir est un grand silure de la famille Bagridae, au corps robuste, allongé et très sombre, reconnaissable à sa caudale gris foncé aux rayons crème, aux marques blanches qui ponctuent les pointes de ses nageoires et à ses longs barbillons maxillaires. Prédateur agressif, il vit dans les rivières et fleuves rapides d'Asie du Sud-Est.

Calendrier

Signalée dans 5 pays

Cambodge · Indonésie · Laos · Malaisie · Thaïlande

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Le reconnaître

La diagnose publiée procède par combinaison : elle l’annonce explicitement, aucun des caractères retenus ne vaut isolément, c’est leur réunion qui nomme l’espèce.

La tête est extrêmement déprimée et large, le toit du crâne lisse et plat, et le processus occipital rejoint l’os basal de la dorsale. Trois traits qui disent la même architecture, vue de dessus puis de profil.

L’épine dorsale est fortement ossifiée et longue — 11,9 à 14,8 % de la longueur standard — et son bord postérieur porte dix à douze dentelures.

Les barbillons maxillaires atteignent le milieu de la base de la dorsale, soit une fois et demie à deux fois la longueur de la tête.

Sept rayons mous à la dorsale, dix à treize à l’anale, dix ou onze aux pectorales, cinquante à cinquante et un vertèbres. Le corps ne porte pas de bande longitudinale.

La coloration, telle que la décrit ce texte, est sombre avec des marques claires placées aux extrémités : pointes des pectorales et de la dorsale, bord antérieur de l’adipeuse, marges supérieure et inférieure du pédoncule caudal et de la caudale, filaments compris. La région coracoïdienne est crème ; la caudale est gris sombre, ses premiers rayons crème.

L’eau qu’il lui faut

Grandes rivières, courant rapide, fond de vase. L’association est inhabituelle — une eau assez vive pour emporter les fines laisse d’ordinaire du galet — et elle désigne des tronçons précis plutôt qu’un type de rivière.

L’espèce paraît confinée au cours moyen. Ni les têtes de bassin, ni les parties basses : une bande, entre les deux, et c’est là qu’il faut la chercher.

Zones

  • Rapides et zones à fort courant
  • Zones rocheuses sous-marines
  • Berges avec racines immergées
  • Fonds de rivières torrentielles

Techniques

  • Pêche au fond avec appât vivant
  • Ligne de fond nocturne
  • Mort manié près des abris

Appâts

  • Petites crevettes vivantes
  • Vers de rivière
  • Petits poissons vifs
  • Insectes aquatiques

Ce qu’il mange

Insectes, crevettes et poissons. L’éventail va de la proie de quelques millimètres au poisson entier, ce qui décrit un opportuniste plutôt qu’un spécialiste.

La présence des insectes dans un cours d’eau rapide suppose par ailleurs un prélèvement dans la dérive : tenir une position, et laisser venir ce que l’eau transporte.

Comment le pêcher

L’épine dorsale dentelée est la première chose à savoir avant de saisir le poisson. Dix à douze dentelures sur le bord arrière d’une épine bien ossifiée accrochent la maille d’une épuisette et la peau d’une main tirée dans le mauvais sens. Le dégagement se fait dans l’axe, jamais en tirant de travers.

Le poste se déduit du milieu : cours moyen, courant soutenu, abris de roche et racines immergées. Une crevette vive ou un petit vif lâché à l’amont d’un abri arrive au poisson par le chemin que prend sa nourriture.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Les six langues du catalogue s’accordent sur un nom : diable noir. Black devil catfish, Schwarzer Teufelswels, pez gato diablo negro, pesce gatto diavolo nero, bagre-diabo-negro.

L’unanimité est notable parce que le nom ne décrit rien : il juge. La diagnose, elle, s’en tient à un poisson sombre marqué de blanc aux extrémités des nageoires, et elle ne mentionne aucune couleur vive.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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