
Bonite australienne
Sarda australis · Scombridae
- Mer
- Grands pélagiques
- Moyen
- Taille
45–180 cm
- Poids
1,1–9,4 kg
Où le pêcher
- Côte rocheuse
- Large
Icônes des milieux : Flaticon
La bonite australienne est un thonidé pélagique de taille moyenne, reconnaissable à ses rayures obliques sombres sur le dos et à son corps fusiforme argenté. Elle fréquente les eaux côtières et épipélagiques de l'hémisphère sud, notamment autour de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.
Calendrier
Signalée dans 3 pays
Australie · Île Norfolk · Nouvelle-Zélande
Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.
Son aire de répartition
Aucune bonite n’occupe une aire aussi restreinte. Le sud-est de l’Australie, l’île Norfolk et la Nouvelle-Zélande : un plateau continental et deux blocs insulaires, entre le vingt-troisième et le quarante-huitième parallèle sud, et rien au-delà.
L’exiguïté a de quoi surprendre chez un animal qui, comme tout le genre, migre en pleine eau et pourrait couvrir un océan. Ses congénères s’étendent d’ailleurs sur des façades continentales entières. La contrainte n’est donc pas la capacité de déplacement mais la disponibilité de l’eau qui lui convient : ce coin tempéré-chaud du Pacifique sud-ouest est le seul endroit du monde où elle se trouve, et il est bordé de tous côtés par des masses d’eau qui ne lui vont pas.
Le reconnaître
Cette bonite contredit la règle du genre : sa raie dorsale est presque horizontale, là où toutes ses parentes portent des lignes franchement inclinées. Sur certains individus elle descend même jusqu’au ventre, ce qu’aucune autre ne fait. Une bonite dont le dessin est couché et déborde sous le flanc n’est qu’elle.
Les comptages viennent en appui : quarante-cinq ou quarante-six vertèbres, dix-sept à dix-neuf épines à la première dorsale, treize à dix-huit rayons mous à la seconde, quatorze à dix-sept à l’anale.
Un détail d’autopsie la sépare aussi de ses proches. Sa rate se voit de profil, alors que chez les autres bonites il faut ouvrir par le ventre pour la remarquer. Comme chez tout le genre, la vessie natatoire est absente et le corps entier, en arrière du corselet, se couvre d’écailles minuscules.
La taille courante des captures s’établit autour de quarante-cinq centimètres.
La reproduction
La maturation s’observe de janvier à avril, soit de l’été austral au début de l’automne. C’est l’unique repère de calendrier documenté chez l’espèce, et il place la reproduction dans les mois les plus chauds de la mer de Tasman.
Le reste du cycle n’est pas décrit. Ni le nombre de pontes, ni la fécondité, ni les zones de fraie ne figurent dans la documentation disponible.
Zones
- Plateau continental australien
- Zones de résurgence côtières
- Caps et pointes rocheuses
- Eaux pélagiques néritiques
Techniques
- Lancer aux leurres métalliques
- Traîne côtière
- Pêche à la popper
- Jigging léger
Appâts
- Leurres métalliques argentés
- Poppers de surface
- Pilchards
- Calmars
Comment le pêcher
Les bancs sont triés par taille. Un rassemblement contient des poissons du même calibre, ce qui rend la première capture informative : elle annonce ce que donnera le reste du banc, et il faut changer de troupe plutôt que de technique pour changer de gabarit.
Une mention de la documentation dit beaucoup de la place de cette espèce dans la pêche locale : elle sert habituellement d’appât. Une bonite australienne est le plus souvent ce qu’on prend avant de pêcher, montée entière ou en tronçons pour les grands pélagiques du secteur. Elle figure par ailleurs parmi les poissons de sport reconnus, et les deux usages ne s’excluent pas.
Sa chair mérite un mot, parce qu’elle n’est pas celle qu’on attend d’une bonite. Elle est claire, de goût délicat, et se prête bien à la conserve — là où le genre passe pour donner une viande sombre et forte. Un poisson gardé pour la table n’est donc pas un second choix.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Bonite australienne dans toutes les langues du catalogue, l’adjectif de pays remplaçant partout un caractère descriptif que personne n’a retenu.
Le nom de genre, lui, vient de loin. Le latin sarda désignait un poisson salé venu de Sardaigne, et ce mot de Méditerranée occidentale s’est retrouvé attaché à un animal de la mer de Tasman — l’un des décalages géographiques les plus complets de la nomenclature des poissons de mer. L’épithète australis signifie simplement du sud.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org