
Vimbe
Vimba vimba · Cyprinidae
- Eau douce
- Carpes & blancs
- Moyen
- Taille
20–50 cm
- Poids
0,1–1,4 kg
- Longévité
15 ans
- Temp. eau
10–20 °C
Où le pêcher
- Rivière
Icônes des milieux : Flaticon
Bouche infère protractile - Nez pointu - Ressemble au hotu - Migrations de reproduction
Calendrier
Son aire de répartition
L’espèce occupe les bassins caspien, pontique, de Marmara et de la Baltique — Suède et Finlande jusqu’au soixante-troisième parallèle —, ainsi que le bassin de la mer du Nord de l’Elbe à l’Ems. En Anatolie, elle occupe le bassin de Marmara vers le sud jusqu’au Grand Méandre et au lac Eğirdir, et vers l’est jusqu’au Kızılırmak, en étant absente entre celui-ci et le Çoruh.
Elle a été éradiquée de Crimée et introduite dans le Rhin.
Le reconnaître
Le dos est caréné derrière la base de la dorsale — une arête vive qu’on sent au doigt et qu’aucun autre cyprinidé européen de cette taille ne présente au même endroit.
L’anale porte seize à vingt et un rayons branchus et demi, ce qui la place entre le gardon et la brème. La caudale compte dix-neuf rayons mous, la ligne latérale quarante-neuf à soixante-quatre écailles.
En saison de reproduction, le mâle devient brun noirâtre avec la joue orange, et parfois le ventre aussi. C’est une livrée nuptiale spectaculaire et sans équivalent dans le groupe.
La reproduction
L’espèce produit quinze à vingt mille œufs, à l’âge de six ou sept ans, et fraie ensuite plusieurs années de suite.
Six ou sept ans avant la première ponte est tardif pour un cyprinidé de cette taille — vingt centimètres en taille courante.
La ponte a lieu sur les radiers, en eau peu profonde et rapide, sur gravier.
Le comportement migratoire varie selon la population, et l’écart est considérable. Les populations semi-anadromes s’alimentent dans les parties dessalées de la mer et accomplissent de longues migrations pour frayer ; les populations lacustres remontent des affluents rapides. Sur le Dniepr et le Kouban, la migration commence en septembre, ralentit l’hiver et reprend de mars à mai.
Une migration qui démarre sept mois avant la ponte est une contrainte hors norme : elle suppose un fleuve franchissable pendant les trois quarts de l’année.
L’eau qu’il lui faut
Elle occupe les estuaires saumâtres, les rivières moyennes à grandes et quelques grands lacs subalpins. Les populations sédentaires vivent même dans de petites rivières, dans la zone à barbeaux.
Zones
- Courants modérés
- fonds graveleux
Techniques
- Feeder
- Anglaise
- Bolognaise
Appâts
- Asticots
- Vers
- Pain
Ce qu’il mange
Elle se nourrit principalement de petits mollusques et de larves d’insectes.
La part des mollusques suppose une capacité à les détacher et les broyer, et elle explique sa position au fond plutôt qu’en pleine eau.
Comment le pêcher
Les radiers en eau peu profonde et rapide au printemps concentrent les poissons en migration, et c’est la fenêtre la plus lisible de l’année.
Le reste du temps, la recherche dépend du type de population : estuaires et cours inférieurs pour les semi-anadromes, affluents rapides pour les lacustres, zone à barbeaux pour les sédentaires. Trois contextes pour une seule espèce.
Le régime de petits mollusques et de larves oriente les appâts vers le fond et vers de petites tailles.
La joue orange du mâle en reproduction rend la période identifiable au premier poisson pris.
Conservation
La migration de sept mois est le point de rupture. Un poisson qui quitte l’estuaire en septembre pour frayer en avril a besoin d’un fleuve franchissable pendant tout ce temps, et un seul ouvrage sur ce parcours supprime les populations semi-anadromes d’un bassin.
L’éradication en Crimée montre ce que cela donne à l’échelle d’une région.
La maturité à six ou sept ans achève de ralentir toute reconstitution : une population perdue ne se refait pas en deux saisons.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Vimbe en français, parfois brème bleue ou brème du Danube. Vimba bream ou zährte en anglais, Zährte ou Blaunase en allemand — ce dernier nom, « nez bleu », décrivant le museau du mâle nuptial mieux que le français ne le fait.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org