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EspècesNœuds
Amour blanc
Photo : Piscary

Amour blanc

Ctenopharyngodon idella · Cyprinidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Difficile
  • Taille

    60–150 cm

  • Poids

    2,9–45 kg

  • Longévité

    21 ans

  • Temp. eau

    0–35 °C

  • Profondeur

    0–30 m

Où le pêcher

  • Étang

Icônes des milieux : Flaticon

L'amour blanc est un grand cyprin herbivore au corps allongé et aux écailles bien marquées, originaire d'Asie orientale et aujourd'hui présent dans de nombreuses eaux douces du monde entier où il a été introduit pour le contrôle de la végétation aquatique. Il peut dépasser un mètre de long et atteindre des poids considérables dans des eaux riches en végétation.

Calendrier

Signalée dans 25 pays

Afrique du Sud · Allemagne · Autriche · Belgique · Canada · Chine · Danemark · États-Unis · France · Hongrie · Italie · Japon · Luxembourg · Mexique · Nouvelle-Zélande · Pays-Bas · Pologne · R.A.S. chinoise de Hong Kong · Royaume-Uni · Russie · Suède · Suisse · Taïwan · Tchéquie · Ukraine

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’espèce est native de l’est de la Chine et de la Russie, dans le système du fleuve Amour en Sibérie orientale.

Elle a été transportée dans le monde entier. Plusieurs pays signalent un impact écologique défavorable après son introduction.

Un effet secondaire mérite d’être nommé : ces introductions ont souvent amené avec elles un ténia parasite, Bothriocephalus acheilognathi, qui s’est établi dans les faunes locales. Le poisson n’arrive jamais seul.

Le reconnaître

Aucun barbillon — ce qui écarte d’emblée la carpe commune. Le museau est très court, sa longueur inférieure ou égale au diamètre de l’œil, et la distance derrière l’œil dépasse la moitié de la longueur de la tête.

Le corps est vert olive à vert cuivré sur le dessus, blanc argenté à jaune dessous. Dix à onze rayons mous à la dorsale, dix à quatorze à l’anale, aucune épine. Dix-huit rayons à la caudale.

La distinction avec la carpe noire d’Asie, très semblable, tient à cette coloration : celle-ci est franchement sombre.

La reproduction

La ponte a lieu sur les fonds de gravier des rivières. Les œufs sont pélagiques et éclosent en dérivant vers l’aval, en deux ou trois jours.

C’est le fait qui explique pourquoi l’espèce ne se reproduit presque nulle part hors de son aire d’origine. Un œuf qui doit dériver deux à trois jours dans un courant suffisant avant d’éclore exige un fleuve long, libre et rapide. Un plan d’eau, un canal, un fleuve barré ne le fournissent pas.

En Europe, l’espèce ne persiste que par déversement. Les poissons qu’on y rencontre ont tous été mis à l’eau.

La maturité arrive vers soixante-huit centimètres, dans une plage de cinquante-huit à soixante-dix-neuf.

L’eau qu’il lui faut

Les adultes occupent les lacs, les étangs, les fosses et les bras morts des grandes rivières, avec une préférence pour les masses d’eau vastes, lentes ou stagnantes et végétalisées.

La tolérance est extrême et vaut d’être citée : de zéro à trente-huit degrés, jusqu’à dix pour mille de salinité, et jusqu’à un demi-milligramme d’oxygène par litre. Ce dernier chiffre est presque une absence d’oxygène.

Une telle amplitude signifie que presque aucune eau tempérée ou chaude ne lui est fermée.

Zones

  • Plans d'eau envahis par végétation
  • étangs
  • gravières

Techniques

  • Montage surface
  • Flotteur

Appâts

  • Végétaux
  • Maïs
  • Pain
  • Bouillettes fruitées

Ce qu’il mange

Elle se nourrit de plantes aquatiques supérieures et d’herbes immergées, accessoirement de détritus, d’insectes et d’autres invertébrés.

C’est le seul grand cyprinidé strictement herbivore du catalogue, et c’est toute sa raison d’être : on l’a transportée partout pour désherber les canaux, les étangs et les réseaux d’irrigation. Un poisson qui consomme sa propre masse en végétaux est un outil de gestion avant d’être un poisson.

Comment le pêcher

L’herbivorie change complètement l’approche. Ni vif, ni ver, ni bouillette classique : ce sont les appâts végétaux qui fonctionnent — herbe, maïs, feuille, tige tendre —, présentés dans ou près de la végétation qu’elle broute.

Elle se tient dans les herbiers des eaux lentes et chaudes, souvent en surface quand elle s’alimente, ce qui la rend repérable.

Sa taille et sa puissance sont considérables, et elle vit vingt et un ans. Un matériel de carpe est un minimum.

Conservation

L’espèce n’est pas menacée. Le sujet est ce qu’elle fait aux milieux où on la dépose, et le mécanisme est direct : un herbivore de cette taille supprime la végétation aquatique, et avec elle le support de ponte, le couvert des alevins et l’habitat des invertébrés de tout le peuplement.

Sa tolérance à l’anoxie et au sel lui ouvre presque toutes les eaux, mais son incapacité à se reproduire hors d’un grand fleuve libre reste la limite qui rend ces introductions réversibles — à condition de ne pas les renouveler.

Le ténia qu’elle a introduit, lui, ne se retire pas.

Réglementation

Réglementation stricte / Souvent interdit de remise à l'eau

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Carpe amour ou carpe herbivore en français, du nom du fleuve Amour dont elle est originaire. Grass carp en anglais, Graskarpfen en allemand. Le nom français d’« amour » est une transcription du fleuve et non un adjectif, ce qui déroute régulièrement.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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