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EspècesNœuds
Alborelle
Photo : Piscary

Alborelle

Alburnus arborella · Cyprinidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Moyen
  • Taille

    13 cm

Où le pêcher

  • Estuaire
  • Lac
  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Fréquente les eaux libres de surface dans une grande variété d'habitats, des grands lacs subalpins aux petits ruisseaux de plaine. Se nourrit de plancton, d'insectes et d'invertébrés.

Calendrier

Signalée dans 2 pays

Italie · Suisse

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’aire est adriatique et fragmentée. Elle couvre le bassin de l’Adriatique de la Soča jusqu’à la province d’Ancône, ce qui met le poisson en Slovénie, en Suisse et en Italie, plus les cours inférieurs de la Zrmanja et de la Neretva en Croatie et en Bosnie-Herzégovine ; le bassin tyrrhénien n’est atteint que dans le drainage de l’Arno.

Cette forme découpée est celle d’un endémisme de bassins séparés. Chaque drainage adriatique descend d’un versant vers une mer fermée sans communiquer avec ses voisins, et une espèce qui s’y installe s’y trouve enfermée. C’est ce qui explique que le genre compte tant d’espèces à petite aire dans cette région.

À quoi s’ajoutent des transferts : la Ričica en Croatie, l’Ombrone et le Tibre en Italie. Le poisson est donc à la fois une espèce en recul chez elle et une espèce introduite ailleurs, à quelques centaines de kilomètres de distance.

Le reconnaître

La bande du flanc se comporte à l’inverse de l’attente. Sur le poisson vivant, elle est à peine perceptible ; sur un individu conservé en alcool, elle devient très marquée. C’est un piège de détermination réel : qui compare une prise fraîche à une collection de référence voit deux poissons différents là où il n’y en a qu’un.

Le second point est l’arête ventrale, et sa particularité est de ne rien décider. Elle est tantôt nue, tantôt partiellement écailleuse, tantôt entièrement couverte — alors que ce caractère sert précisément à séparer les autres espèces du genre. Il faut donc passer aux comptages.

Ils sont bas, tous. L’anale porte treize à seize rayons ramifiés et demi et son origine se place sous les quatrième à huitième rayons ramifiés de la dorsale ; la ligne latérale compte quarante à quarante-sept écailles plus trois ; on relève seize à vingt-deux branchiospines. La pectorale n’atteint pas la base de la ventrale, et la bouche est légèrement dirigée vers le haut.

La taille achève l’identification. C’est le plus petit des trois Alburnus du catalogue, et un adulte de cette espèce reste plus court qu’une ablette commune ordinaire.

L’eau qu’il lui faut

Il occupe les eaux libres de surface, et il le fait dans une amplitude de milieux qui étonne pour un poisson de cette taille : des grands lacs subalpins jusqu’aux petits ruisseaux de plaine. Ce n’est donc pas le volume d’eau qui le détermine, mais la présence d’une couche superficielle dégagée où prélever ce qui dérive.

Zones

  • Zones littorales de lac
  • Bordures végétalisées
  • Rivières calmes et peu profondes
  • Embouchures de cours d'eau

Techniques

  • Pêche au coup
  • Pêche à l'anglaise légère
  • Pêche au flotteur fin
  • Pêche à la mouche

Appâts

  • Ver de vase
  • Asticot fin
  • Pinkies
  • Pâte très fine
  • Larves d'insectes

Ce qu’il mange

Plancton, insectes et invertébrés, pris haut dans l’eau. La bouche légèrement supérieure va avec : le poisson intercepte ce qui flotte et ce qui tombe plutôt qu’il ne fouille.

Comment le pêcher

Le gabarit ne laisse pas d’ambiguïté sur la place de cette espèce : c’est un poisson d’appât et de pêche fine, pas une prise recherchée pour elle-même. Un adulte tient dans la paume et impose le plus petit hameçon disponible, avec une esche à l’échelle.

La couche à travailler est la première sous la surface, sur les plats des lacs comme dans les ruisseaux de plaine. Un montage lesté descend hors de la zone où le poisson se tient.

Reste que son statut invite à la réserve. L’espèce recule, elle est plus étroitement localisée que ses congénères, et un banc prélevé pour servir de vif n’est pas neutre à l’échelle d’un petit cours d’eau.

Conservation · Quasi menacée (UICN) — Cette espèce est en déclin. Relâche vite tes prises et manipule-les avec soin — mains mouillées, le moins de temps possible hors de l'eau.

Conservation

Le recul est constaté, pas déduit, et les motifs retenus lors de la dernière évaluation en désignent deux mécanismes : la contraction de son espace de vie avec la dégradation de la qualité du milieu, et l’effet d’espèces introduites.

Le second point mérite d’être nommé. L’ablette commune, cyprinidé de banc au régime planctonique identique et de taille supérieure, a été introduite localement en Italie. Les deux espèces occupent la même couche d’eau et la même ressource ; la coïncidence entre cette arrivée et le recul de l’espèce indigène n’établit pas à elle seule une cause, mais elle figure au dossier.

Le premier est plus banal et plus général. Un poisson de surface qui fraie sur des radiers peu profonds et des rives caillouteuses dépend de berges non aménagées et d’une eau qui garde ses zones peu profondes — ce que l’endiguement, l’extraction de granulats et la régulation des niveaux retirent partout de la même façon.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Alborelle en français, emprunté à l’italien alborella, qui est le nom courant du poisson dans toute la plaine du Pô. L’anglais dit Italian bleak. Le nom scientifique a été fixé tardivement : l’espèce a longtemps été confondue avec l’ablette commune, dont elle n’a été formellement séparée qu’au terme d’une révision nomenclaturale, et les textes antérieurs à celle-ci parlent d’Alburnus alburnus alborella.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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