Avant-première AndroidTeste Piscary avant tout le monde — laisse l’adresse Gmail de ton compte Google Play.

Uniquement pour t’ajouter au test, puis supprimée. Confidentialité

EspècesNœuds
Barbeau canin
Photo : Piscary

Barbeau canin

Barbus caninus · Cyprinidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Moyen
  • Taille

    15–25 cm

  • Poids

    0,0–0,2 kg

  • Longévité

    5 ans

  • Temp. eau

    18–28 °C

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Petit barbeau alpin - 4 barbillons - Bouche infère

Calendrier

Signalée dans 2 pays

Italie · Suisse

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’aire indigène tient dans un ruban de piémont sur le versant adriatique, entre la Marecchia et la Brenta, en Italie et en Suisse. C’est étroit, et c’est entièrement montagnard : ce que suit cette aire, ce n’est pas un bassin mais une tranche d’altitude.

Le poisson a par ailleurs été introduit sur le versant tyrrhénien, dans l’Arno et l’Ombrone.

Son identité a mis longtemps à se fixer. Il a d’abord été confondu avec Barbus meridionalis, dont il portait le nom ; les signalements de la Soča qu’on lui attribuait relèvent en réalité de Barbus balcanicus. Trois noms se sont donc succédé sur des poissons dont deux ne sont pas celui-ci, et la littérature ancienne se lit avec cette précaution.

Le reconnaître

Ses nageoires sont épaisses et charnues, et les lobes de la caudale sont arrondis au lieu d’être effilés. C’est le profil d’un poisson qui se cale sous une pierre dans un torrent, pas celui d’un nageur de pleine veine, et il se voit à l’instant où le poisson sort de l’eau.

La robe est la plus contrastée du genre en Italie : de grosses taches noires irrégulières, des marbrures franches, réparties sur le dos, les flancs et jusque sur les nageoires. Rien de fin ni de pointillé, des marques que l’on distingue à un mètre dans l’eau claire.

Le comptage confirme, et il est bas — 36 à 47 écailles latérales, deux ou trois de plus sur la caudale, 22 à 24 rangées autour du pédoncule. Aucun autre barbeau de la péninsule ne descend aussi bas. Le péritoine, lui, est noir, contre gris et blanc chez les deux autres espèces italiennes.

Le rayon qui ouvre la dorsale reste souple et n’est pas denté. La lèvre inférieure se prolonge en arrière par un lobe médian. L’âge maximal rapporté est de cinq ans.

L’eau qu’il lui faut

Il se tient dans les courants forts, autour des pierres et dessous, dans les ruisseaux vifs des zones de colline et subalpines. Le poste est le bloc, pas la fosse ni le radier ouvert : l’abri hydraulique immédiat derrière ou sous un caillou, où la vitesse tombe sur quelques centimètres.

Il fraie dans la même eau rapide, sur fond de gravier. Il n’y a chez cette espèce ni descente hivernale documentée ni changement de milieu à la saison — le torrent est l’unique adresse.

Zones

  • Torrents alpins caillouteux
  • Radiers vifs
  • Zones à courant rapide

Techniques

  • Feeder
  • Bolognaise

Appâts

  • Vers
  • Pellets
  • Asticots

Ce qu’il mange

Il chasse les invertébrés du fond. Rien d’autre n’est documenté, et la brièveté du régime va bien avec celle de la vie : un poisson de cinq ans dans un torrent froid n’a ni le temps ni l’occasion d’élargir son menu.

Comment le pêcher

Un poisson de quinze centimètres dans un courant fort, plaqué sous les pierres : le montage doit atteindre le fond vite et rester court. Feeder léger et bolognaise conduite dans la veine sont les deux approches retenues, avec vers, asticots et pellets pour appâts.

Sa dorsale ne présente aucun danger pour la main, contrairement à celle des grands barbeaux. La précaution est d’un autre ordre. Cinq ans est le plafond d’âge connu, et le nombre de frayères actives a fortement diminué : chaque adulte pris représente une part bien plus grande de la population que chez un poisson qui vit vingt ans.

Conservation · Quasi menacée (UICN) — Cette espèce est en déclin. Relâche vite tes prises et manipule-les avec soin — mains mouillées, le moins de temps possible hors de l'eau.

Conservation

L’espèce reste couramment observée dans les habitats qui lui conviennent, et le nombre de sites de ponte a pourtant chuté nettement. Ces deux constats ne se contredisent pas, ils se succèdent : la présence des adultes survit à l’arrêt du recrutement pendant toute la durée d’une génération.

Ici, cette durée est de cinq ans. C’est le chiffre décisif de la fiche. Un barbeau ibérique qui atteint dix-huit ans absorbe une décennie de frayères ratées sur le dos de ses vieux sujets ; celui-ci n’a rien de tel à opposer. Compter les poissons présents ne renseigne donc pas sur l’état du stock — il faut compter les frayères, et c’est le nombre qui baisse.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

L’italien dit barbo canino et l’allemand Semling, deux appellations qu’ils emploient aussi pour Barbus meridionalis. Le doublon est le vestige direct de la confusion taxinomique : les deux poissons ont porté le même nom savant assez longtemps pour que les langues n’en fabriquent qu’un.

Le français a tranché en calquant le latin, barbeau canin, l’anglais en désignant le milieu, brook barbel, le ruisseau. C’est l’anglais qui décrit le mieux l’animal.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

Espèces proches