
Bar tacheté
Dicentrarchus punctatus · Moronidae
- Mer
- Mer côtière
- Moyen
- Taille
30–70 cm
- Poids
0,2 kg
Où le pêcher
- Estuaire
- Récif
- Côte rocheuse
Icônes des milieux : Flaticon
Le bar tacheté est un perciforme marin côtier de la famille des Moronidae, présent en Méditerranée, en Atlantique Est et sur les côtes africaines. Son corps allongé et argenté est orné de petites taches noires caractéristiques sur les flancs, le distinguant facilement du bar commun. Il fréquente les zones rocheuses, les estuaires et les lagunes côtières.
Calendrier
Son aire de répartition
L’espèce occupe l’Atlantique est, de la Manche — où elle est occasionnelle — vers le sud le long des côtes d’Europe et du Maroc jusqu’au Sénégal et aux Canaries, ainsi que le sud de la Méditerranée et le golfe de Suez.
Son centre de gravité est donc nettement plus méridional que celui du bar européen : c’est un poisson d’Afrique du Nord-Ouest qui remonte jusqu’à la Manche, et non l’inverse.
Le reconnaître
Le caractère décisif est au palais : la plage de dents vomériennes est en forme d’ancre, ses dents postérieures s’étendant jusqu’à la ligne médiane. Chez le bar européen, elle reste triangulaire et ne va pas si loin.
Les écailles de l’espace interorbitaire sont cténoïdes, l’opercule porte deux épines plates, et la marge inférieure du préopercule est armée de fortes épines dirigées vers l’avant.
Le corps est allongé, avec deux dorsales séparées et un pédoncule caudal assez haut. Neuf ou dix épines dorsales, douze à quatorze rayons mous, trois épines anales, dix à douze rayons.
Les taches sombres du dos et des flancs, qui nomment l’espèce, s’estompent avec l’âge et ne suffisent pas seules.
L’eau qu’il lui faut
C’est une espèce côtière, présente en eaux marines et saumâtres, sur des fonds variés — sable, sable vaseux, roche —, et occasionnellement dans les rivières.
Elle est en outre capable de vivre en milieu hypersalin, et la source cite un cas précis : le Sine Saloum, au Sénégal. Ces bras de mer évaporés atteignent des salinités bien supérieures à celles de l’océan.
Un bar qui remonte les fleuves et tient aussi les lagunes hypersalines couvre toute l’amplitude possible de salinité.
Zones
- Zones rocheuses côtières
- Herbiers marins
- Estuaires sableux
- Bords de récifs
Techniques
- Leurres souples
- Poissons nageurs
- Pêche au vif
- Surfcasting
- Pêche en traction
Appâts
- Crevette
- Lançon
- Vif (petits mulets)
- Anchois
- Seiche
Ce qu’il mange
Elle se nourrit principalement de crevettes et de mollusques, et aussi de poissons.
C’est une différence de fond avec le bar européen, franchement piscivore : celle-ci prend d’abord du crustacé et du coquillage, ce qui oriente les appâts et explique sa présence sur les fonds meubles.
Comment le pêcher
Les fonds variés de la frange côtière sont son domaine, du sable à la roche, et jusque dans les rivières et les lagunes sursalées où le bar européen ne va pas.
Son régime — crevettes et mollusques d’abord — appelle des appâts de crustacés plutôt que des leurres imitant le poisson, ce qui la distingue nettement de son cousin.
Sa maturité arrive tôt, vers vingt-deux centimètres, pour une taille courante de trente. C’est un bar de petit calibre, et il faut le mesurer à cette échelle.
Conservation
Sa maturité précoce, à vingt-deux centimètres, la protège mieux que le bar européen, qui ne mûrit qu’à cinq ou huit ans en Atlantique.
Le point de vigilance est la confusion : les deux espèces se pêchent ensemble sur les côtes ibériques et marocaines, se ressemblent, et n’ont ni la même maturité ni la même vulnérabilité. Une règle unique pour les deux protège mal l’une et contraint inutilement l’autre.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Bar tacheté ou bar moucheté en français. Spotted seabass en anglais, baila en espagnol et dans le portugais d’Europe, robalo-pintado au Brésil. C’est l’une des deux seules espèces du genre, avec le bar européen, ce qui rend la distinction d’autant plus utile à connaître.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org