
Sériole limon
Seriola rivoliana · Carangidae
- Mer
- Mer côtière
- Moyen
- Taille
90–160 cm
- Poids
9,3–60 kg
- Profondeur
5–245 m
Où le pêcher
- Côte rocheuse
- Large
Icônes des milieux : Flaticon
La sériole limon est une carangidé pélagique élancée, légèrement plus petite que la sériole couronnée, avec un corps comprimé latéralement, une livrée bleu-violet sur le dos et des flancs argentés. Elle fréquente les eaux pélagiques chaudes des océans tropicaux et subtropicaux, souvent autour des épaves et des hauts-fonds.
Calendrier
Signalée dans 29 pays
Afrique du Sud · Australie · Bahamas · Bermudes · Brésil · Cap-Vert · Colombie · Costa Rica · Côte d’Ivoire · Équateur · Espagne · États-Unis · Guinée · Îles Vierges des États-Unis · Indonésie · Japon · Mauritanie · Mayotte · Mexique · Panama · Philippines · Polynésie française · Porto Rico · Portugal · Royaume-Uni · Seychelles · Sierra Leone · Taïwan · Territoire britannique de l’océan Indien
Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.
Son aire de répartition
L’espèce est circumglobale. En Indo-Pacifique ouest, du Kenya à l’Afrique du Sud et vers l’est jusqu’aux îles Mariannes et Wake, au nord jusqu’aux Ryūkyū, au sud jusqu’à la Nouvelle-Calédonie et aux Kermadec. Dans le Pacifique est, des États-Unis au Pérou, Galápagos comprises. Dans l’Atlantique ouest, du cap Cod au nord de l’Argentine.
Elle est absente de la mer Rouge et de Polynésie française — deux absences précises dans une aire par ailleurs mondiale, et qui valent d’être connues.
Sa répartition dans l’Atlantique est reste mal établie ; elle a récemment été signalée à Lampedusa, en Méditerranée.
Le reconnaître
Le lobe de la dorsale est nettement plus long que la pectorale — d’un facteur un et trois dixièmes à un et six dixièmes. C’est le critère qui sépare cette sériole de la couronnée, dont le lobe antérieur reste bas.
L’arrière de la mâchoire supérieure est très large et remonte jusqu’au niveau du milieu de la pupille.
Un caractère mérite attention parce qu’il change avec l’âge : le nombre de branchiospines diminue légèrement au cours de la croissance. On en compte vingt-quatre à vingt-neuf chez les individus de deux à sept centimètres, mais seulement vingt-deux à vingt-six au-delà de vingt centimètres. Une clé de détermination fondée sur ce comptage donne donc un résultat différent selon la taille du poisson examiné.
Huit épines dorsales, vingt-sept à trente-trois rayons mous, trois épines anales, dix-huit à vingt-deux rayons, vingt-quatre vertèbres.
L’eau qu’il lui faut
Les adultes sont benthopélagiques sur les pentes récifales externes et les bancs du large, jusqu’à cent soixante mètres et au-delà. Ils forment de petits groupes.
La profondeur enregistrée va de cinq à deux cent quarante-cinq mètres, mais l’essentiel se joue entre trente et trente-cinq — une fourchette étroite et opérationnelle.
Les jeunes s’observent souvent autour des objets flottants, comportement partagé par le genre.
L’espèce est peu commune sur les récifs des Indes orientales, mais on la rencontre occasionnellement dans les zones d’upwelling frais des petites îles de la Sonde, en Indonésie. Cette préférence pour les remontées d’eau froide dans un contexte tropical est un indice de prospection utile.
Zones
- Pleine eau pélagique
- Autour des structures immergées
- Tombants côtiers
- Courants de surface
Techniques
- Jigging vertical rapide
- Pêche au vif en dérive
- Traîne côtière profonde
- Pêche au leurre souple
Appâts
- Jigs longs et fins
- Vifs (anchois, maquereau)
- Leurres souples
- Encornets
Ce qu’il mange
Elle se nourrit principalement de poissons, et accessoirement d’invertébrés.
Cette dominance du poisson chez une espèce qui tient les pentes externes et les bancs du large est cohérente : ce sont les zones où le fourrage circule en pleine eau, et non les fonds à invertébrés qu’exploitent les prédateurs de récif intérieur.
Comment le pêcher
Trente à trente-cinq mètres sur une pente récifale externe ou un banc du large : la fourchette est assez étroite pour organiser une sortie autour d’elle.
L’espèce vit en petits groupes, donc une prise en annonce d’autres au même endroit, sans qu’on ait affaire à un banc à intercepter.
Dans les zones tropicales, chercher les remontées d’eau froide plutôt que le récif chaud est le réflexe qui la distingue de ses congénères.
Des intoxications par ciguatera sont rapportées chez cette sériole, surtout autour des récifs coralliens. Rien dans la préparation n’y change quoi que ce soit, et le risque croît avec la taille de la prise. C’est une information qui se demande sur place, secteur par secteur.
La taille courante avoisine quatre-vingt-dix centimètres.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Sériole limon en français. Almaco jack en anglais, kahala à Hawaï — nom sous lequel elle est élevée en aquaculture ouverte dans le Pacifique. Comme pour toutes les sérioles, les noms commerciaux se recouvrent d’un pays à l’autre et ne permettent pas de trancher entre espèces.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org