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EspècesNœuds
Thon rouge du Pacifique
Photo : Piscary

Thon rouge du Pacifique

Thunnus orientalis · Scombridae

  • Mer
  • Grands pélagiques
  • Moyen
  • Réglementé
  • Taille

    200–300 cm

  • Poids

    127–450 kg

  • Longévité

    15 ans

  • Profondeur

    1–550 m

Où le pêcher

  • Large

Icônes des milieux : Flaticon

Le thon rouge du Pacifique est un grand prédateur pélagique de la famille des Scombridae au corps fuselé et hydrodynamique, au dos bleu-noir et au ventre argenté. Il parcourt de longues distances dans le Pacifique Nord, de la côte asiatique à la côte américaine, atteignant des tailles imposantes.

Calendrier

Signalée dans 7 pays

Australie · Chine · États-Unis · Indonésie · Japon · Mexique · Nouvelle-Zélande

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’aire couvre le Pacifique nord d’un bord à l’autre : du golfe d’Alaska au sud de la Californie et à la Basse-Californie sur la façade américaine, de l’île de Sakhaline, dans le sud de la mer d’Okhotsk, jusqu’au nord des Philippines sur la façade asiatique.

Quatre observations seulement sont établies dans l’hémisphère sud — au large de l’Australie occidentale, dans le sud-est du Pacifique par trente-sept degrés onze de latitude sud, et dans le golfe de Papouasie. À ces égarements s’ajoute un mouvement régulier, celui-là : l’espèce fréquente les eaux néo-zélandaises pendant au moins trois mois, au printemps et au début de l’été.

Le déplacement le mieux documenté est côtier. Entre juin et septembre, les poissons remontent vers le nord le long des côtes de Basse-Californie et de Californie. C’est le rendez-vous saisonnier autour duquel s’organise la pêche sportive de la façade américaine.

Le reconnaître

Aucun caractère ne se voit de l’extérieur, ou presque. Les carènes caudales sont sombres, et c’est tout ce qu’un poisson entier montre de particulier.

Les trois autres critères de détermination supposent de le disséquer. La moyenne des branchiospines s’établit à trente-cinq virgule neuf. La première parapophyse dirigée ventralement se trouve sur la huitième vertèbre. Enfin, la paroi dorsale de la cavité générale présente un renflement étroit, flanqué d’une concavité latérale et d’un large sillon.

Cette anatomie de laboratoire dit une chose simple : sur le terrain, l’identification est géographique. Un grand thon rouge pêché dans le Pacifique nord est celui-ci, et la question ne se pose pas autrement.

Le gabarit est celui d’un thon rouge : deux mètres pour un individu courant, et quinze ans de longévité connue.

L’eau qu’il lui faut

L’espèce est épipélagique, ordinairement océanique, et se rapproche des côtes selon la saison. La plage de profondeur va d’un mètre à cinq cent cinquante, et une tolérance aux eaux saumâtres est signalée.

Elle supporte de larges écarts de température, ce qui lui permet d’occuper une aire allant de l’Alaska aux Philippines. Les bancs se composent par taille, parfois avec d’autres scombridés.

Zones

  • Pleine mer Pacifique
  • Zones de convergence thermique
  • Abords d'îles et de seamounts
  • Courants chauds côtiers

Techniques

  • Traîne hauturière
  • Pêche au vif
  • Popping de surface
  • Jigging vertical

Appâts

  • Maquereau vif
  • Anchois
  • Calmars
  • Leurres de traîne colorés

Ce qu’il mange

C’est un prédateur vorace, qui prend de petits poissons de banc et des calmars, mais aussi des crabes et, plus rarement, des organismes fixés.

Cette dernière mention est inhabituelle. Un thon qui arrache des organismes sessiles ne chasse plus en pleine eau : il travaille un fond ou une structure, ce qui recoupe ses incursions côtières saisonnières.

Comment le pêcher

La fenêtre est connue et courte. De juin à septembre, la migration vers le nord amène les poissons à portée de la côte californienne, et c’est la seule période où un thon de ce gabarit se rencontre régulièrement depuis un port du Pacifique est.

Le reste du temps, l’espèce est au large et se comporte comme les autres thons rouges : bancs triés par taille, chasse à vue sur des poissons-fourrage, profondeurs modérées.

Réglementé — Capture souvent encadrée par quotas, tailles, saisons ou déclarations.

Conservation · Quasi menacée (UICN) — Cette espèce est en déclin. Relâche vite tes prises et manipule-les avec soin — mains mouillées, le moins de temps possible hors de l'eau.

Conservation

Le stock du Pacifique nord s’est effondré à un niveau très bas avant que les organisations de gestion des deux rives ne s’accordent sur un plan de reconstruction commun. La difficulté tient à ce que le poisson traverse l’océan : il naît à l’ouest, grandit pour partie à l’est, et deux pêcheries qui ne se parlent pas exploitent alors le même stock à deux âges différents.

Un second facteur pèse. L’espèce est très recherchée sur le marché japonais, où sa chair atteint les prix les plus élevés du genre, et l’essentiel de la pression porte sur des poissons juvéniles capturés avant la première ponte.

L’aquaculture s’est développée sur cette base, d’abord comme engraissement de poissons sauvages. C’est toutefois sur elle qu’a été obtenu, au Japon, le premier cycle d’élevage complet réalisé sur un thon rouge, de l’œuf à l’adulte reproducteur : une prouesse technique dont l’effet sur le stock sauvage reste limité tant que les élevages continuent de puiser des juvéniles en mer.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas). Espèce très réglementée — vérifier les quotas et licences en vigueur.

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Thon rouge du Pacifique en français, Pacific bluefin tuna en anglais. Les Japonais l’appellent kuromaguro, le thon noir, là où l’Europe voit du rouge : les deux noms décrivent des parties différentes du même animal, le dos pour l’un, la chair pour l’autre.

Sa situation nomenclaturale est récente. L’espèce a longtemps été comptée dans Thunnus thynnus, comme population ou comme sous-espèce du thon rouge de l’Atlantique, et la documentation de référence la désigne encore parfois comme une sous-espèce. La séparation repose sur les comptages et l’anatomie interne décrits plus haut, pas sur un caractère visible.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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