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EspècesNœuds
Corégone blanc
Photo : Piscary

Corégone blanc

Coregonus albula · Salmonidae

  • Eau douce
  • Salmonidés
  • Moyen
  • Taille

    20–48 cm

  • Poids

    0,1–1,0 kg

  • Longévité

    10 ans

  • Profondeur

    6–24 m

Où le pêcher

  • Lac

Icônes des milieux : Flaticon

Le corégone blanc est un petit salmonidé au corps fusiforme argenté, avec une bouche petite et tournée vers le bas adaptée à la prise de plancton.

Calendrier

Signalée dans 12 pays

Allemagne · Canada · Danemark · Finlande · France · Lituanie · Norvège · Pays-Bas · Pologne · Royaume-Uni · Russie · Suède

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’espèce occupe le bassin de la Baltique, les lacs du haut bassin de la Volga — Seliger, Vselouga, Perejaslavskoïe —, quelques lacs des bassins de la mer Blanche et de la mer du Nord à l’est de l’Elbe.

Elle est anadrome dans le golfe de Finlande et marine dans la partie dessalée la plus septentrionale du golfe de Botnie ; elle monte au nord jusqu’au lac Inari, vers le soixante-neuvième parallèle. Elle a disparu du bas Rhin.

Elle est fréquemment déversée dans les lacs et les retenues d’Allemagne et de Pologne.

Le reconnaître

Le comptage sépare le corégone blanc de ses proches : onze à treize rayons mous à la dorsale, treize à dix-sept à l’anale, et aucune épine — ni à l’une ni à l’autre.

C’est un petit poisson : vingt centimètres en taille courante. Le lavaret des lacs alpins en atteint soixante-treize et dix kilos : les deux ne se confondent pas sur la taille.

La reproduction

Les adultes remontent brièvement les rivières en bancs, de fin août à mi-octobre. La maturité arrive à deux ans, plus tard chez les formes lacustres, et les jeunes redescendent à la fin de l’été.

La ponte a lieu le long des rives, entre trois et dix mètres, rarement jusqu’à vingt-deux mètres ou juste sous la surface, sur un substrat de sable ou de gravier peu profond.

La profondeur de ponte dépend de la transparence de l’eau : plus profonde dans les lacs clairs, plus proche de la surface dans les lacs à eaux humiques, colorées par la matière organique. Le poisson cale sa frayère sur la lumière, pas sur une cote.

L’eau qu’il lui faut

L’espèce est lacustre et marine, en eau libre. En mer, elle s’alimente près des côtes ; en lac profond, les adultes forment des bancs pélagiques.

La profondeur enregistrée va de six à vingt-quatre mètres. C’est un poisson de pleine eau, jamais de fond ni de bordure — ce qui le distingue nettement des salmonidés de rivière.

Zones

  • Pleine eau des lacs froids
  • Zones pélagiques de profondeur variable
  • Hauts-fonds en période de frai
  • Lacs sous glace en hiver

Techniques

  • Pêche à la mouche (petites nymphes)
  • Pêche aux leurres miniatures (micro-cuillères)
  • Pêche au toc fin (vers, asticots)
  • Pêche sous glace (jigging léger)

Appâts

  • Asticots
  • Vers de vase
  • Micro-leurres brillants
  • Petites nymphes artificielles

Ce qu’il mange

Les adultes se nourrissent de crustacés planctoniques.

Cette spécialisation est plus étroite que celle du lavaret, qui prend aussi des crustacés benthiques en eau saumâtre. Elle enferme l’espèce dans la pleine eau et la rend directement dépendante de la production planctonique du lac.

Comment le pêcher

C’est une pêche de pleine eau, en bancs, à des profondeurs qui varient avec la nuée de plancton. Le sondeur y est plus utile que la lecture de la berge.

La petite taille du poisson et sa bouche menue imposent des montages fins et des imitations très réduites. Les grappes de petits hameçons montées sur une même ligne, technique classique du corégone, découlent directement de cette anatomie et de la vie en banc.

Sa remontée en rivière, de fin août à mi-octobre, concentre les poissons pendant quelques semaines — c’est la fenêtre la plus lisible de son calendrier.

Conservation

Sa disparition du bas Rhin est le fait le plus parlant de sa fiche : une espèce peut s’éteindre sur un grand fleuve européen tout en restant abondante dans les lacs baltes.

Sa dépendance au plancton la lie à l’état trophique du lac. Un lac qui s’enrichit change de communauté planctonique et perd ses corégones bien avant de paraître dégradé ; un lac qui se réchauffe réduit la couche froide où l’espèce tient.

Les déversements répétés en Allemagne et en Pologne posent la question habituelle du mélange de lignées entre lacs.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Petit corégone ou corégone blanc en français. Vendace en anglais, Kleine Maräne en allemand, muikku en finnois — où il est un poisson de consommation courante, frit entier, ce qui correspond à sa taille.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

Espèces proches