
Sériole couronnée
Seriola dumerili · Carangidae
- Mer
- Mer côtière
- Moyen
- Taille
100–190 cm
- Poids
12–81 kg
- Longévité
15 ans
- Profondeur
1–385 m
Où le pêcher
- Récif
- Côte rocheuse
- Large
Icônes des milieux : Flaticon
La sériole couronnée est le plus grand représentant des Carangidae, reconnaissable à sa silhouette fuselée, sa bande dorée qui court de l'œil à la queue et la légère crête sur la nuque des adultes. Poisson pélagique rapide des eaux tempérées à tropicales, il peut dépasser deux mètres et atteindre des poids importants.
Calendrier
Signalée dans 28 pays
Australie · Bénin · Cameroun · Congo-Brazzaville · Côte d’Ivoire · Croatie · Espagne · États-Unis · France · Gabon · Ghana · Grèce · Guinée · Guinée équatoriale · Guinée-Bissau · Îles Salomon · Israël · Italie · Japon · Liberia · Mozambique · Nigeria · Porto Rico · Portugal · Sénégal · Sierra Leone · Taïwan · Turquie
Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.
Son aire de répartition
L’espèce est circumglobale, dans les mers tropicales et tempérées chaudes.
En Indo-Pacifique ouest, elle va de l’Afrique du Sud et du golfe Persique au sud du Japon et à Hawaï, jusqu’en Nouvelle-Calédonie et en Micronésie. Dans l’Atlantique ouest, des Bermudes et de la Nouvelle-Écosse au Brésil, golfe du Mexique et Caraïbes compris. Dans l’Atlantique est, de la côte britannique — où elle est erratique — au Maroc et à la Méditerranée.
Sa répartition le long de la côte africaine, dans l’Atlantique centre-est, reste mal établie.
Le reconnaître
Une bande ambrée court au milieu du flanc, du museau à la queue. Elle a donné son nom à l’espèce dans plusieurs langues et reste le repère le plus rapide sur un poisson frais.
Le dos est gris bleuté ou olivâtre, le ventre blanc argenté, les nageoires ternes. Les seconde dorsale et anale portent un lobe antérieur bas — détail utile, car les sérioles se séparent en partie sur la hauteur de ce lobe.
Le genre se reconnaît à une absence : il n’y a pas de scutelles, ces écailles épineuses en carène qui arment le pédoncule caudal de la plupart des carangidés. Le caractère écarte les carangues d’un coup — mais pas les pompaneaux du genre Trachinotus, qui n’en portent pas davantage. Une queue lisse dit donc « pas une carangue », pas « une sériole ».
Le comptage donne huit épines dorsales, vingt-neuf à trente-cinq rayons mous, trois épines anales, dix-huit à vingt-deux rayons.
La reproduction
La ponte a lieu l’été, dans des secteurs proches de la côte.
Le développement embryonnaire dure une quarantaine d’heures à vingt-trois degrés, et le développement larvaire trente et un à trente-six jours. Les œufs mesurent un millimètre neuf, les larves deux millimètres neuf à l’éclosion.
La maturité arrive tard : quatre-vingt-onze centimètres en moyenne, dans une plage de quatre-vingts à cent vingt-sept. C’est un seuil élevé, et il signifie qu’une grande partie des individus rencontrés n’a rien reproduit.
L’eau qu’il lui faut
Les adultes tiennent les récifs profonds du large et entrent occasionnellement dans les baies côtières. La profondeur va d’un à trois cent quatre-vingt-cinq mètres, l’essentiel entre dix-huit et soixante-douze.
Les juvéniles ont un tout autre milieu : les petits s’associent aux plantes flottantes et aux débris dérivant en eaux océaniques et hauturières. Ils forment de petits bancs ou vivent seuls.
Cette association des jeunes aux objets flottants est un trait partagé par plusieurs carangidés, et elle explique pourquoi on les rencontre sous une planche ou un paquet d’algues à des kilomètres de toute côte.
Zones
- Épaves offshore
- Tombants et falaises sous-marines
- Récifs profonds
- Bancs rocheux
Techniques
- Jigging vertical
- Pêche au vif profond
- Traîne sur tombant
- Pêche à la turlutte
Appâts
- Jigs métalliques lourds
- Vifs (maquereau, chinchard)
- Encornets
- Leurres souples grande taille
Ce qu’il mange
Les adultes se nourrissent surtout de poissons, notamment de sélars coulisous, et d’invertébrés.
C’est un prédateur de pleine eau qui poursuit, et non un poisson posté. Sa musculature et son profil le disent avant tout examen du contenu stomacal.
Comment le pêcher
Le tombant du large est le poste. La sériole couronnée tient les récifs profonds, entre dix-huit et soixante-douze mètres pour l’essentiel, et c’est une pêche de structure en profondeur plutôt que de bordure.
Sa puissance est proportionnée à sa taille, et son premier départ vers le fond est ce qui casse les montages sous-dimensionnés.
L’espèce figure parmi celles qui provoquent des ciguatéras dans certaines régions. La toxine résiste à tout traitement culinaire, s’accumule avec l’âge du poisson, et n’existe que sur certains secteurs. Autrement dit, la question qui décide n’est pas comment préparer la prise mais où elle a été faite.
Conservation
La maturité à quatre-vingt-onze centimètres en moyenne est la donnée qui compte. Une pêcherie qui prélève des poissons d’un mètre travaille très majoritairement sur des individus qui n’ont pas encore reproduit.
L’espèce est par ailleurs élevée en Méditerranée, et l’aquaculture d’un carnassier marin pose la question habituelle de ce qu’il faut pêcher pour le nourrir.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Sériole couronnée en français, parfois limon. Greater amberjack en anglais, du nom de la bande ambrée. Ricciola en italien, hamachi et kanpachi dans l’usage japonais — ce dernier désignant plus précisément cette espèce, tandis que hamachi renvoie à la sériole du Japon.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org