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EspècesNœuds
Vandoise
Photo : Piscary

Vandoise

Leuciscus leuciscus · Cyprinidae

  • Eau douce
  • Carpes & blancs
  • Facile
  • Taille

    15–40 cm

  • Poids

    0,0–1,0 kg

  • Longévité

    16 ans

  • Temp. eau

    4–22 °C

Où le pêcher

  • Rivière

Icônes des milieux : Flaticon

Poisson fusiforme gris-argenté - Affectionne les eaux bien oxygénées

Calendrier

Signalée dans 24 pays

Allemagne · Autriche · Belgique · Canada · Croatie · Danemark · Finlande · France · Irlande · Italie · Lituanie · Luxembourg · Moldavie · Norvège · Pays-Bas · Pologne · Royaume-Uni · Russie · Serbie · Slovénie · Suède · Suisse · Tchéquie · Ukraine

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’espèce occupe les bassins de la mer du Nord, de la Baltique, de la mer Blanche et de Barents ; le bassin caspien par la Volga et l’Oural ; le bassin de la mer Noire du Danube au Dniepr ; le bassin atlantique par la Seine ; et le bassin méditerranéen français du Rhône à l’Arc.

Elle n’est que très localisée dans le cours principal du Danube en Roumanie, en Scandinavie au nord du soixante-neuvième parallèle et dans la majeure partie du centre de la Finlande.

Deux précisions valent d’être connues. Les populations de Sibérie et d’Asie de l’Est longtemps rattachées à cette espèce sont aujourd’hui reconnues comme distinctes. Et l’espèce a gagné l’Irlande comme poisson-appât, une voie d’introduction ordinaire dont au moins un pays signale un impact écologique défavorable.

Le reconnaître

La vandoise se sépare du chevaine par la bouche. Elle l’a sub-infère ou sub-terminale, la mâchoire supérieure à peine plus longue, la pointe de la lèvre supérieure à hauteur du centre de l’œil, et l’articulation de la mâchoire inférieure nettement en arrière du bord avant de l’œil. Le museau ne fait pas saillie.

Un second détail tranche, moins connu : la branche horizontale du préopercule est plus courte que la verticale. La ligne latérale porte quarante à cinquante écailles plus une ou deux, le plus souvent quarante-sept à cinquante-deux.

L’anale est concave — le chevaine l’a convexe, et c’est le critère que retiennent les manuels de terrain. La caudale est fourchue, à dix-neuf rayons. Le corps est fusiforme, de section ovale, et dépasse rarement trente centimètres.

La reproduction

La fraie se déroule en mars et avril, en eau rapide, sur des bancs de gravier peu profonds, souvent dans de petits affluents.

Elle est précédée d’un déplacement de plusieurs dizaines de kilomètres, régulier d’une année sur l’autre, vers ces frayères d’affluents. Beaucoup d’adultes y montent dès l’automne et y passent l’hiver, ce qui met la migration à distance de la ponte elle-même.

Sur place, les mâles forment de fortes concentrations, chacun défendant un petit territoire. Les femelles déposent des œufs collants dans des excavations creusées dans le gravier ; on les retrouve, jaune pâle, fixés aux graviers et aux pierres en eau courante peu profonde.

La maturité arrive vers dix-huit centimètres.

L’eau qu’il lui faut

C’est un poisson grégaire, qui nage près de la surface — trait inhabituel chez les cyprinidés de courant et qui le rend souvent visible.

Il occupe les grands ruisseaux à grandes rivières, à courant modéré à rapide, sur fond de roche ou de gravier. La répartition par taille est nette : les tout jeunes tiennent des bordures très peu profondes et gagnent les veines rapides en grandissant, les larves restant le long des rives.

L’hiver rassemble les adultes en essaims denses dans les cours inférieurs ou les bras morts, quand ils ne sont pas déjà montés dans les affluents de fraie. Les juvéniles, eux, passent la saison froide dans les cavités des berges.

Zones

  • Courants modérés à vifs
  • rivières claires

Techniques

  • Ligne au coup
  • Ultra-léger
  • Mouches

Appâts

  • Asticots
  • Vers
  • Pain
  • Insectes

Ce qu’il mange

Elle se nourrit de petits invertébrés. Sa bouche est menue et sa position en pleine eau, près de la surface, l’oriente vers la dérive plus que vers le fond.

Il n’y a pas chez elle de bascule vers le poisson avec l’âge, contrairement au chevaine avec lequel elle partage la rivière. Une grande vandoise mange les mêmes choses qu’une petite, ce qui limite sa taille et explique qu’elle dépasse rarement trente centimètres.

Comment le pêcher

Tout est affaire de finesse. Une bouche petite, des proies menues et une eau souvent claire imposent des hameçons fins, des appâts de taille réduite et des bas de ligne discrets — l’inverse exact de ce que demande le barbeau qui occupe le même tronçon.

Le poisson vit en bancs près de la surface, ce qui rend la pêche en dérive naturelle particulièrement adaptée : appât ou mouche menés dans le courant, sans traînée, à la vitesse de l’eau. Une vandoise repérée est rarement seule.

Sa méfiance est réelle en eau transparente et sa touche très rapide : elle inspecte, prend et rejette dans le même mouvement, et une ferrure tardive ne rattrape rien.

L’hiver déplace complètement la recherche, vers les cours inférieurs, les bras morts et les affluents où les bancs se sont concentrés.

Conservation

La vandoise dépend de deux choses que l’aménagement supprime en premier : un gravier propre en eau courante peu profonde pour sa ponte, et un accès libre aux petits affluents où elle monte. Un seuil de quelques dizaines de centimètres suffit à couper une migration de plusieurs dizaines de kilomètres.

Sa sensibilité à la qualité de l’eau en fait par ailleurs un indicateur utile des tronçons intermédiaires, entre la zone à truite et la zone à brème.

Son usage comme poisson-appât l’a portée hors de son aire, l’Irlande en étant l’exemple documenté. Le transport d’un poisson vivant d’un bassin à l’autre reste la voie d’introduction la plus banale et la moins remarquée.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Vandoise en français, avec de nombreux noms locaux — dard, seuffe, siège selon les régions. Common dace en anglais, Hasel en allemand, vairone et lasca dans les usages italiens, où la confusion avec d’autres petits cyprinidés est fréquente.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

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