Avant-première AndroidTeste Piscary avant tout le monde — laisse l’adresse Gmail de ton compte Google Play.

Uniquement pour t’ajouter au test, puis supprimée. Confidentialité

EspècesNœuds
Thon rouge atlantique
Photo : Piscary

Thon rouge atlantique

Thunnus thynnus · Scombridae

  • Mer
  • Grands pélagiques
  • Moyen
  • Réglementé
  • Taille

    200–458 cm

  • Poids

    113–684 kg

  • Longévité

    32 ans

  • Temp. eau

    3–30 °C

  • Profondeur

    0–985 m

Où le pêcher

  • Large

Icônes des milieux : Flaticon

Le thon rouge atlantique est le plus grand thon au monde, au corps fuselé et bleuté, avec des nageoires pectorales courtes et une livrée argentée sur le ventre.

Calendrier

Signalée dans 14 pays

Bahamas · Canada · Cuba · Danemark · Espagne · États-Unis · France · Italie · Mexique · Norvège · Pays-Bas · Portugal · Royaume-Uni · Suède

Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.

Son aire de répartition

L’espèce court du Labrador et de Terre-Neuve au golfe du Mexique, de la mer des Caraïbes au Venezuela et au Brésil sur la façade ouest ; des îles Lofoten aux Canaries sur la façade est, Méditerranée et sud de la mer Noire compris. Une sous-population subsiste au large de l’Afrique du Sud.

Ce que couvre cette aire, c’est une amplitude thermique de trois à trente degrés, unique parmi les thons. Elle explique qu’un même poisson puisse chasser au-dessus du cercle polaire en été et frayer dans une eau tropicale : c’est la même physiologie qui autorise les deux extrémités, et elle repose sur la capacité de l’animal à maintenir ses muscles au-dessus de la température de l’eau.

Le reconnaître

Aucun autre scombridé n’approche son gabarit. Passé deux cents kilos, la question de l’espèce ne se pose plus dans l’Atlantique.

Sous cette taille, elle se pose, et c’est la pectorale qui tranche. Elle est très courte, moins de quatre-vingts pour cent de la longueur de la tête, quand celle du germon dépasse le tiers de la longueur du corps et que celle du thon obèse s’allonge chez les jeunes. Un thon à pectorale courte et corps massif ne peut être qu’un thon rouge.

Le corps est le plus haut vers le milieu de la base de la première dorsale, et la seconde dorsale dépasse la première en hauteur. Le flanc inférieur et le ventre sont d’un blanc argenté marqué de lignes transversales incolores, alternant avec des rangées de points également incolores. Ce dessin en damier pâle ne s’imprime que sur la moitié basse du poisson.

Les couleurs de nageoires forment un ensemble reconnaissable : première dorsale jaune ou bleutée, seconde brun rougeâtre, anale et pinnules d’un jaune terne bordé de noir. La carène caudale médiane est noire chez l’adulte, détail qui la sépare du thon rouge du Sud, dont la même carène est jaune.

Les comptages ferment le dossier : douze à quatorze épines dorsales, treize à quinze rayons mous, treize à seize rayons à l’anale, trente-neuf vertèbres. La vessie natatoire est présente.

La reproduction

Deux frayères, et les poissons retournent à celle dont ils viennent. Le golfe du Mexique et la Méditerranée concentrent l’essentiel de la ponte, et le marquage montre que les individus rejoignent l’une ou l’autre selon leur origine. Cette fidélité au site natal s’installe une fois la maturité atteinte.

La conséquence dépasse la biologie. Deux populations qui partagent l’océan pour se nourrir mais ne se mélangent jamais pour se reproduire sont deux stocks distincts, qui se reconstituent séparément et qu’un bon état de l’un ne sauve pas de l’effondrement de l’autre.

Les deux ne fonctionnent d’ailleurs pas au même régime. Une femelle de plus de deux mètres cinq à la fourche produit en moyenne trente à soixante millions d’œufs à l’ouest, treize à quinze millions à l’est. L’écart est d’un facteur trois.

La ponte est fractionnée, avec un intervalle d’un à deux jours entre deux émissions en Méditerranée, où elle se tient de juin à août dans une eau de vingt-deux degrés et demi à vingt-cinq degrés et demi. Le golfe du Mexique tolère un peu plus chaud, jusqu’à vingt-sept degrés et demi.

Le détail du développement est connu avec précision. L’œuf mesure un millimètre, il est libéré directement dans la colonne d’eau et éclôt en deux jours ; à vingt-quatre degrés, l’embryogenèse dure une trentaine d’heures et le stade larvaire une trentaine de jours. La larve fait deux millimètres huit à l’éclosion.

Des adultes matures et des larves ont été trouvés loin de ces deux zones, aux Bahamas et dans le centre de l’Atlantique nord. D’autres frayères existent donc, et leur inventaire n’est pas clos.

La maturité arrive vers un mètre trois, dans une fourchette de quatre-vingt-dix-sept à cent dix centimètres. C’est moins du quart de la taille maximale.

L’eau qu’il lui faut

Le domaine vertical descend à neuf cent quatre-vingt-cinq mètres, mais l’essentiel du temps se passe dans les cent premiers. L’espèce est océanique et se rapproche des côtes selon la saison.

Les bancs se composent par taille et non par espèce : un rassemblement peut réunir des thons rouges, des germons, des albacores, des thons obèses et des bonites à ventre rayé, du moment que les poissons ont le même gabarit. La classe de taille est le critère d’appartenance.

Zones

  • Haute mer et zones hauturières
  • Zones d'upwelling
  • Abords de hauts-fonds offshore
  • Détroits et passages migratoires

Techniques

  • Traîne hauturière
  • Pêche au vif (maquereau)
  • Verticale au jig lourd
  • Popping de surface

Appâts

  • Maquereau vif
  • Calmar naturel
  • Leurres de traîne grande taille
  • Poissons plats artificiels

Ce qu’il mange

C’est un prédateur visuel. La précision compte : il chasse à vue, ce qui l’attache à la couche éclairée et au moment du jour où ses proies sont détectables.

Le menu se compose de petits poissons de banc — anchois, balaous, merlus — et de calmars, complétés de crabes rouges. Des proies qui se déplacent en masse, donc, cohérentes avec un chasseur qui opère lui-même en groupe.

Comment le pêcher

La croissance est le fait qui doit gouverner toute décision devant un gros poisson. Un juvénile prend une trentaine de centimètres par an, ce qui est déjà plus lent que chez les autres thons et les poissons à rostre. Passé la maturité, le rythme s’effondre : il faut une dizaine d’années pour couvrir les deux tiers de la longueur maximale, et la longévité atteint trente-deux ans, quarante dans l’Atlantique ouest.

Autrement dit, un thon rouge de deux mètres et plus n’est pas un poisson qui a bien grandi. C’est un poisson vieux, et il n’en existe pas de version accélérée.

Le reste de la pêche découle de la vue et du banc. Les indices de surface — oiseaux, poissons-fourrage en boule, ligne de courant — désignent une classe de taille autant qu’une espèce, puisque le banc est trié par gabarit. Trouver du petit ne mène pas au gros.

L’exploitation relève partout d’une gestion internationale, et les conditions d’accès à cette pêche se lisent auprès de l’autorité compétente.

Réglementé — Capture souvent encadrée par quotas, tailles, saisons ou déclarations.

Conservation

L’histoire du thon rouge de l’Atlantique est celle d’un effondrement suivi d’une remontée, et c’est l’un des rares cas documentés à cette échelle chez un grand pélagique. Une surpêche massive l’avait rendu rare sur une bonne partie de son aire. La gestion internationale mise en place ensuite a produit un redressement mesurable des deux stocks, et l’espèce a été réévaluée à la hausse en janvier 2021 après trois décennies de trajectoire descendante.

Ce résultat ne se transporte pas d’un stock à l’autre. La fidélité au site natal impose de reconstituer séparément la population de l’ouest et celle de l’est, et l’écart de fécondité entre les deux — trois fois moins d’œufs par grosse femelle à l’est — signifie qu’elles ne réagissent pas au même effort avec la même vigueur.

L’élevage complique la lecture des chiffres. Ce qui se pratique sur l’espèce est un engraissement en cage de poissons capturés vivants, non une reproduction en captivité : la production affichée en aquaculture sort du stock sauvage et s’y ajoute au lieu de s’y substituer.

Réglementation

Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas). Espèce hautement réglementée — vérifier les quotas ICCAT et les licences obligatoires.

À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.

Autres noms

Thon rouge de l’Atlantique en français. Le nom de « thon rouge » désigne en réalité trois espèces distinctes, chacune sur son océan, et la précision géographique n’est pas décorative : le thon rouge du Pacifique et celui du Sud portent des statuts et des trajectoires sans rapport avec celui-ci.

Atlantic bluefin tuna en anglais, atún rojo en espagnol, tonno rosso en italien, Roter Thun en allemand. Les langues latines nomment la chair ; l’anglais nomme la nageoire.

Sources : fishbase.se · api.gbif.org

Espèces proches