
Maquereau japonais
Scomber japonicus · Scombridae
- Mer
- Grands pélagiques
- Moyen
- Taille
30–64 cm
- Poids
0,2–2,9 kg
- Longévité
18 ans
- Temp. eau
10–27 °C
- Profondeur
0–300 m
Où le pêcher
- Côte rocheuse
- Large
Icônes des milieux : Flaticon
Le maquereau japonais est un petit scombridé au corps fuselé, au dos bleu-vert marqué de lignes ondulées sombres et au ventre argenté tacheté ; espèce pélagique côtière présente dans toutes les mers tempérées et tropicales du globe.
Calendrier
Signalée dans 27 pays
Afrique du Sud · Argentine · Cameroun · Canada · Chili · Chine · Colombie · Congo-Brazzaville · Côte d’Ivoire · Espagne · États-Unis · France · Gabon · Ghana · Guinée · Guinée équatoriale · Guinée-Bissau · Israël · Japon · Liberia · Mexique · Mozambique · Namibie · Nigeria · Sénégal · Sierra Leone · Taïwan
Signalements GBIF — espèces natives et introduites confondues.
Son aire de répartition
L’espèce occupe l’Atlantique sud-est et l’Indo-Pacifique, selon une répartition antitropicale : Afrique du Sud, Madagascar, jusqu’aux Philippines, au nord jusqu’à la Russie et au golfe d’Alaska, au sud jusqu’au Chili. Elle est absente du nord de l’océan Indien et de la mer Rouge.
Trois mises au point valent d’être relayées, parce qu’elles corrigent beaucoup de littérature. Les mentions atlantiques, Méditerranée comprise, concernent Scomber colias. Celles de mer Rouge et du nord de l’océan Indien concernent Scomber australasicus. Ce maquereau n’est donc ni méditerranéen ni indien, contrairement à ce que de nombreux textes laissent croire.
Le reconnaître
Une vessie natatoire est présente — et c’est le caractère décisif. Le maquereau commun n’en a pas, et cette seule différence anatomique sépare deux poissons par ailleurs très semblables.
Il n’y a pas de corselet développé. L’apophyse interpelvienne est petite et unique. Douze à quinze os interneuraux se comptent sous la première dorsale, et la première épine hémale se situe en arrière du premier processus interneural.
L’épine de l’anale est visible, nettement séparée des rayons mais reliée à eux par une membrane. Trente et une vertèbres.
La reproduction
La ponte a lieu le plus souvent entre quinze et vingt degrés, par lots successifs.
La fécondité est chiffrée à l’échelle du poisson : deux cent cinquante à trois cents œufs par gramme, soit cent mille à quatre cent mille œufs au total pour une femelle. Cette expression par gramme est utile — elle dit que la production suit strictement la masse, sans effet de taille disproportionné.
La maturité arrive vers vingt-six centimètres, bien avant que la croissance ne s’achève.
L’eau qu’il lui faut
C’est une espèce pélagique côtière, et plus marginalement épipélagique à mésopélagique au-dessus de la pente continentale.
Le comportement de banc est structuré par la taille et commence dès trois centimètres. Cette précision est remarquable : le tri par calibre s’installe avant même que le poisson ne mesure un doigt.
L’espèce forme aussi des bancs mixtes avec la bonite du Pacifique, le chinchard et la sardine du Pacifique.
Le rythme journalier est net : les adultes restent près du fond le jour et montent en pleine eau la nuit.
Zones
- Eaux pélagiques côtières
- Zones d'upwelling
- Abords des caps et pointes rocheuses
- Sous les rassemblements d'oiseaux
Techniques
- Pêche à la plume
- Lancer aux leurres métalliques
- Traîne de surface
- Pêche au vif en dérive
Appâts
- Plumes colorées
- Leurres métalliques
- Petits céphalopodes
- Lanières de poisson
Ce qu’il mange
Le régime n’est pas détaillé dans la documentation pour cette espèce, mais sa position pélagique côtière et ses bancs mixtes avec sardines et chinchards indiquent un planctonophage et prédateur de petits poissons, sur le modèle du maquereau commun.
Comment le pêcher
Le cycle jour-nuit est l’information qui décide de tout. Près du fond de jour, en pleine eau de nuit : une même zone demande deux techniques selon l’heure, et se tromper revient à pêcher un secteur vide.
Le banc trié par taille dès trois centimètres signifie qu’une prise annonce un calibre, ce qui est commode : un banc de petits reste un banc de petits.
Sa vessie natatoire, absente chez le maquereau commun, a une conséquence pratique inverse de celle de son cousin : ce poisson subit la décompression quand on le remonte de profondeur, et un relâcher depuis le fond n’a pas les mêmes chances.
La longévité rapportée atteint dix-huit ans.
Conservation
Le stock est considéré comme chevauchant dans le Pacifique centre-est — c’est-à-dire qu’il traverse les zones économiques de plusieurs États et la haute mer. Aucun pays ne peut donc le gérer seul, et sa trajectoire dépend d’accords plutôt que de décisions nationales.
Une fécondité proportionnelle à la masse, sans effet de taille, signifie par ailleurs qu’il n’y a pas ici d’argument particulier pour épargner les gros individus : ce sont les tonnages qui comptent, pas les calibres.
Réglementation
Consulter la réglementation locale en vigueur (taille légale, périodes de fermeture, quotas).
À titre indicatif. Les tailles légales, quotas et périodes d’ouverture varient selon le lieu et la saison : vérifie toujours la réglementation locale en vigueur avant de pêcher.
Autres noms
Maquereau espagnol ou maquereau blanc en français. Chub mackerel ou Pacific mackerel en anglais, saba en japonais — où il est l’un des poissons les plus consommés. Les noms commerciaux le confondent régulièrement avec Scomber colias, l’espèce atlantique, dont il a longtemps porté le nom.
Sources : fishbase.se · api.gbif.org